Entre nous (101)
Lundi 2 oct. 1995 Sa mère, malade, nous ne nous verrons pas. Drôle d'effet (nous nous voyons à 18h quand même). SH thé à la maison. Ce qui est important, ce n'est pas qu'il soit venu pour le th é , ni que je lui recouse tandis que nous parlons un bouton au poignet droit de sa chemise couleur brique qu'il a d û poser, mais le fait qu'il n'est pas comme d'habitude, plus à l'aise, plus direct. Faisant moins de d é tours alambiqu é s dans la parole et m ê me la contenance. Il remet sa chemise dans le pantalon apr è s que je la lui ai rendue, et pour ce faire il d é fait sa ceinture et ouvre un peu sa braguette. Il se rhabille en parlant de tout autre chose. Quoi de plus naturel ? Je le regarde et je m' é tonne de ses gestes simples, sobres, sans fa ç on, que soudain j'ai l'impression de n'avoir jamais eu l'occasion chez lui de voir. Et pourtant... C'est donc si loin le temps o ù nous nous "rhabillions" c...