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Entre nous deux (19)

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Mercredi 22 septembre 1999 Solange vient à la maison de dix heures à midi pour reprendre les clés de l'appartement de Trouville. Nous discutons agréablement. Famille et analyse. Je déjeune ensuite avec les filles et monte faire ma courte sieste devant Derrick dans la chambre de ma fille cadette partie à la fac y établir son emploi du temps. Mon fils débarque : il voudrait aller à Val de Fontenay s'acheter un jeu d'occasion. J'appelle Serge qui propose de nous emmener en voiture, mais il prévient qu'il nous faudra attendre longtemps qu'il soit pr ê t ... Il l'est, à quatre heures. Nous prenons le thé dans la galerie commerciale pendant que mon gars fait ses petites affaires dans la boutique Score Games . Serge essaye ensuite des baskets à Foot Locker (taille 46) mais c'est à mon fils qu'on en achète (taille 36). Des Nike à 400 balles, pour lesquelles, voyant qu'elles plaisent beaucoup "au petit", Serge donne 100F. Il fau...

Entre nous (147)

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Mercredi 3 d é cembre 1997 "Le 8000F nouveau est arriv é ... sur ton compte" m'annonce un petit mot de Fran ç ois pos é sur la table que je trouve en me levant... Donc j'ach è te une tondeuse - pas à gazon mais pour cheveux - des ciseaux de coiffeur et un cadeau Playmobyl au cas o ù la coupe soit rat é e car ma fille a î n é e veut absolument couper elle-m ê me les cheveux de son fr è re, afin, dit-elle, de m' é conomiser le coiffeur... La femme de m é nage me t é l é phone pour donner sa d é mission (enfin!) et j'en embauche une autre dans l'heure qui suit. Serge ne m'appelle pas de la journ é e. Je fais le brushing de ma cadette et l'a î n é e coupe les cheveux du fr é rot en rentrant de la fac. Dans la salle de bain, c'est un v é ritable salon de coiffure. Au d é but, à travers le ronron du s é choir pour le brushing, je l'entends rire, puis apr è s pleurer. Il n'est pas content du r é sultat, et sa "coiffeuse...

Entre nous (141)

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Mardi 28 octobre 1997 Journ é e maussade. Le fils va tr è s bien, mais à pr é sent il s'ennuie. Les filles dorment jusqu' à 13 heures. Puis, apr è s le d é jeuner, l'une, la plus jeune, s' é clipse discr è tement sans dire o ù elle va, et l'autre se rendort. Serge m'appelle pour me dire qu'on se verra, peut- ê tre , mais plus tard (ne tient pas compte du tout de mes propres contraintes horaires : l à , j'aurais pu sortir, mais apr è s ...) car pour le moment il se sent "trop fatigu é" . Il est alors 14h, et "plus tard", il ne rappelle pas. J'imagine qu'il a d û s'endormir. Demain, il part à Trouville pour toute la semaine. Puisque nous ne sommes pas ensemble pour une fois, j'ai un petit moment o ù durant ces deux heures je peux penser à lui. À lui, maintenant . Tel qu'il est devenu ces derniers temps. Le trac é de son menton (son "profil", que j'ai tant aim é et aime toujours...

Entre nous (111)

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Vendredi 15 d é c. 1995   Il m'appelle : Alors, où étais-tu hier soir ? - Ça ne te regarde pas. L'après-midi, nous allons à  Auchan Fontenay, non, à La Croix de Chavaux... On s'explique à propos de sa "surveillance d'après-coup"... Monoprix (acheter moules à truffes au chocolat) Je suis fréquemment agacée par sa tendance continuelle à imposer, à placer, même, je dirais, sa propre personne en toute conversation, tout récit... Comme s'il parlait de lui à la troisième personne. Il dit souvent - plus encore maintenant, à moins que ce soit moi qui y fasse plus attention - et à tout propos : - Tu diras à Untel que SL pense que ... ou veut bien que ... est content ... aime ... n'est pas d'accord pour que ... Comme si les personnes qui me sont proches n'avaient que lui en tête, ou du moins pensaient que moi, dont ils sont proches, je ne me déterminais que par rapport à lui et que cela se sait , implicitement ou non... Il veut être da...