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Affichage des articles associés au libellé Saul Bellow

Entre nous (188)

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"Ne rien é crire qui ne soit d'utilit é imm é diate.", disait Fran ç ois Mauriac. Devise contre laquelle il s'insurge, dans les ann é es 30, mais que je ferais bien mienne, aujourd'hui... Il y a en moi un noyau dur que personne, jamais, n'atteindra. Ni les enfants, ni toi, ni Serge. Que je ne laisserai personne entamer. Entendons-nous bien.                                                                     1 Je suis contente d'avoir é crit ce texte. Il ne fait que soixante-trois pages. Je peux le laisser tra î ner sur mon bureau (rien à cacher), l'envoyer à des é diteurs (si j'en ai envie), le faire lire à ma fille (si elle le de...

Entre nous (180)

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Lundi 6 juillet 1998 Je rencontre Serge, la veille de mon d é part. Fatigu é , il dit que la t ê te lui tourne. D é sesp é r é , il continue malgr é tout de penser . Il n'arr ê te pas. J'ai du mal à le suivre. Il pr é tend qu'il veut garder le contact . Avec la r é alit é , s'entend. - Tu es triste parce que je vais partir ? - Pff... si ce n' é tait que ç a. D'ailleurs, je ne suis pas triste... Pas les moyens. - Tu es quelqu'un de sentimental, au fond. À premi è re vue, nous n'avons pas grand-chose de commun entre nous. Tu attaches une grande, trop grande valeur aux sentiments du pass é . Moi, au contraire, j'avance. Sans chercher à me retourner. J'ai toujours é t é sceptique à l' é gard des souvenirs et du pass é ... - Tu crois pouvoir te tenir dans une sorte de nouveau syst è me par rapport à lui ? Ce pass é ... - Non. Je ne sais pas. Je suis tout aussi bloqu é e à l'int é rieur de ce que tu appelles le ...

Entre nous (156)

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Lundi 2 f é vrier 1998 Aujourd'hui il ne se passe rien, ou pas grand-chose. Je suis impatiente que Didier écrive cette postface qu'il a promis de faire pour Mon bel Ilizarov , mais il est parti en vacances pour une semaine. J'aimerais que les choses aillent plus vite. En tout . La semaine dernière était tellement agitée que cela me fait tout drôle de reprendre un rythme plus calme. Au fond, je me dis, j'aime bien l'agitation ou plutôt l' effervescence . Là, je m'endors devant Derrick , puis j'appelle Serge. Comment en suis-je arriv é e l à  ?  On ne cesse de faire et refaire les m ê mes trucs. Les m ê mes plaisanteries, dr ô les à pleurer. Les relations fond é es sur les é motions, puis peu à peu sur l'habitude. Les d é sirs impossibles à exaucer...  À une é poque, pourtant, l'amour semblait ê tre le grand architecte de tout cela. Existe-t-il, maintenant, un quelconque rem è de ? Une voie de gu é rison.  Il y a des mom...