Entre nous deux (35)
Mercredi 12 janvier 2000 Apr è s le d é part pour le coll è ge de mon fils je me recouche et, pour la premi è re fois de ma vie je pense, l'envie me prend de petit-d é jeuner au lit. Je descends me chercher du th é et des tartines sur un plateau. Je lis, en m ê me temps que je d é jeune, mon livre sur la litt é rature pendant l'Occupation. Je suis bien. Pourquoi n'y ai-je pas pens é plus t ô t ? Je me demande. Il me semble qu'en ce moment je m'occupe mieux de moi-m ê me que je ne le faisais auparavant. Je n' é prouve plus cette sorte de culpabilit é que j'avais à prendre soin de moi. Je pense un petit peu moins aux autres. Je me sens calme. Toutes mes craintes concernant les enfants, j'essaie de les tenir à distance. Jusqu' à pr é sent, alors que je me faisais sans arr ê t du souci pour eux, rien de particuli è rement dramatique ne s'est produit. Mes peurs se sont r é v é l é es infond é es. Ai-je r é ussi à é viter pour eux le p...