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Entre nous (173)

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Lundi 25 mai 1998 Le dimanche soir, juste apr è s pourtant l'incident des haricots verts (qui n'en fut un à vrai dire que pour moi...) nous avons bien fait l'amour, tout en caresses. Une bonne nuit, et le lendemain, c'est la rentr é e des classes. Pour le fiston, retour à sa v é ritable é cole. Finie celle du Centre. Cela faisait deux mois exactement qu'il en é tait parti. Après l'avoir déposé, je passe une matin é e tranquille (mais pleine d'émotions et sentiments contradictoires) à  regarder une é mission enregistr é e la veille sur Paul , enfant infirme c é r é bral, et ses parents qui le tiennent à bout de bras, avec toute la force de leur amour... L'apr è s-midi, je retrouve mes bonnes petites habitudes : m'endormir devant Le Renard (qui a pris la suite de Derrick ), et à trois heures, je m'en vais rejoindre Serge au lac pour un petit th é , jusqu' à la sortie des classes. Pas de kin é pour le moment, apr è s la classe....

Entre nous (147)

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Mercredi 3 d é cembre 1997 "Le 8000F nouveau est arriv é ... sur ton compte" m'annonce un petit mot de Fran ç ois pos é sur la table que je trouve en me levant... Donc j'ach è te une tondeuse - pas à gazon mais pour cheveux - des ciseaux de coiffeur et un cadeau Playmobyl au cas o ù la coupe soit rat é e car ma fille a î n é e veut absolument couper elle-m ê me les cheveux de son fr è re, afin, dit-elle, de m' é conomiser le coiffeur... La femme de m é nage me t é l é phone pour donner sa d é mission (enfin!) et j'en embauche une autre dans l'heure qui suit. Serge ne m'appelle pas de la journ é e. Je fais le brushing de ma cadette et l'a î n é e coupe les cheveux du fr é rot en rentrant de la fac. Dans la salle de bain, c'est un v é ritable salon de coiffure. Au d é but, à travers le ronron du s é choir pour le brushing, je l'entends rire, puis apr è s pleurer. Il n'est pas content du r é sultat, et sa "coiffeuse...

Entre nous (127)

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Jeudi 17 avril 1997   Toujours à la campagne. Je ne profite de rien. Il y a comme un voile devant mes yeux et je suis devenue sourde au chant des oiseaux. Je ne suis plus si heureuse qu'avant. Je sens comme une é p é e de Damocl è s au-dessus de moi. La nuit, je me r é veille en sursaut apr è s des cauchemars inhabituels. Le matin, lorsque j'ouvre l’œil, aussit ô t le Souci me reprend, sans perdre une minute. Deux mois ! Il va falloir sourire, ê tre gaie comme si de rien n' é tait pendant encore deux mois, avant l'intervention... Je voudrais presque que ce soit tout de suite, l à , maintenant... Qu'on en finisse une bonne fois ! Ne pas avoir peur. Ne pas avoir peur d'avoir peur, non plus. Difficile, quand je me rappelle les mots de mon fils. Je ne veux pas y aller ! , avait-il crié sur le parking au sortir du centre de rééducation que nous venions de visiter tous les trois. Avec quelle révolte, que je ne lui avais encore jamais connue, avait-il...