Articles

Affichage des articles associés au libellé écrire

Sujet du livre 1

Image
  Concrètement On s'en fiche, n'est-ce pas, du temps qu'il faut à un écrivain pour faire une phrase. Du reste, ce sont des choses qui ne regardent pas le lecteur ; elles lui brouilleraient même plutôt le jugement, et d'ailleurs il n’en a rien à faire.   Concrètement, j'ai "écrit" mon dernier livre en deux mois, je m'en étonne moi-même, d'habitude, c'est plutôt dix-huit ... mais il y a derrière plusieurs années de lectures en lesquelles il me semblait peu à peu pouvoir tirer un fil. La lecture à outrance, pas celle faite de manière appliquée et studieuse mais en scrutant et dévorant pas à pas chaque page, chaque chapitre de ceux des grands maîtres dont j’étais sûre d’avoir à rapporter quelque chose de ma quête (est-ce qu’on est neutre, lorsqu’on lit ?), ceux et celles qui m’ont accompagnée ces dix dernières années : c’est-à-dire, outre les auteurs que j’ai cités en fin du livre sur la notion du Consentir entrevue à travers quelques grands ...

Entre nous deux (52)

Image
Dimanche 20 janvier 2002 J'aime assez l'année qui commence. Pas celle-ci en particulier mais tout début d'année. J'en aime d'abord ses feuilles vierges, les pages blanches qu'il y aura à remplir ainsi qu'il me sera donné d'en remplir les jours. Je sais très bien que je n'occuperai que les jours, et pas les pages, je n'aurai pas le temps ; mais tout reste encore possible, en chaque début d'année. Demain il faut que j'appelle le bottier-orthopédiste pour lui faire faire une talonnette à l'intérieur de la basket gauche de mon fils. J'y ai pensé souvent, ce dimanche. Non que ce me soit pénible d'avoir à faire cette démarche, au contraire, ce n'est pas une corvée, je suis plutôt toujours assez contente à l'idée de l'amélioration de la qualité de vie de mes proches (eux, et mes bêtes). Et là, mon fils commençait depuis environ six mois déjà (comment d'ailleurs n'ai-je pas réagi plutôt?) d'avoi...

Entre nous deux (40)

Image
Vendredi 29 septembre 2000 "On é tait une poign é e, une sorte de petite secte, qui ont vu l'horreur arriver. On a bien pens é , bien é crit. Mais c'est tout. Les criminels eux, é taient pr ê ts à prendre les armes. Dans ces temps indignes, la question de l'utilit é de l' é criture se pose.  À quoi sert-elle ? C'est comme de se demander pourquoi vivre ? Vivre pour é crire, é crire pour vivre... Moi, je ne suis pas capable de tuer, pas m ê me Milosevic..." Vidosav Stevanovic , écrivain serbe Jeudi 19 octobre "Je crois que tu ne m'as pas bien comprise. Je te rappelle les termes de notre "contrat" : je te donne 2000F par mois pour que tu n'aies pas à prendre un petit boulot merdique. Et seulement pour ç a. Tu ferais mieux de respecter ce contrat... Pour le reste, ce dans quoi tu t'es embarqu é e sans notre accord, arr ê te de me prendre pour une andouille. Tu as int é r ê t à avoir ton DEUG, cette ann ...

Entre nous deux (35)

Image
Mercredi 12 janvier 2000 Apr è s le d é part pour le coll è ge de mon fils je me recouche et, pour la premi è re fois de ma vie je pense, l'envie me prend de petit-d é jeuner au lit. Je descends me chercher du th é et des tartines sur un plateau. Je lis, en m ê me temps que je d é jeune, mon livre sur la litt é rature pendant l'Occupation. Je suis bien. Pourquoi n'y ai-je pas pens é plus t ô t ? Je me demande. Il me semble qu'en ce moment je m'occupe mieux de moi-m ê me que je ne le faisais auparavant. Je n' é prouve plus cette sorte de culpabilit é que j'avais à prendre soin de moi. Je pense un petit peu moins aux autres. Je me sens calme. Toutes mes craintes concernant les enfants, j'essaie de les tenir à distance. Jusqu' à pr é sent, alors que je me faisais sans arr ê t du souci pour eux, rien de particuli è rement dramatique ne s'est produit. Mes peurs se sont r é v é l é es infond é es. Ai-je r é ussi à é viter pour eux le p...

Entre nous deux (19)

Image
Mercredi 22 septembre 1999 Solange vient à la maison de dix heures à midi pour reprendre les clés de l'appartement de Trouville. Nous discutons agréablement. Famille et analyse. Je déjeune ensuite avec les filles et monte faire ma courte sieste devant Derrick dans la chambre de ma fille cadette partie à la fac y établir son emploi du temps. Mon fils débarque : il voudrait aller à Val de Fontenay s'acheter un jeu d'occasion. J'appelle Serge qui propose de nous emmener en voiture, mais il prévient qu'il nous faudra attendre longtemps qu'il soit pr ê t ... Il l'est, à quatre heures. Nous prenons le thé dans la galerie commerciale pendant que mon gars fait ses petites affaires dans la boutique Score Games . Serge essaye ensuite des baskets à Foot Locker (taille 46) mais c'est à mon fils qu'on en achète (taille 36). Des Nike à 400 balles, pour lesquelles, voyant qu'elles plaisent beaucoup "au petit", Serge donne 100F. Il fau...