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Affichage des articles associés au libellé autre-Autrui

Entre nous (150)

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Mercredi 24 d é cembre 1997 J'ai un peu de mal pour me lever suffisamment t ô t afin de faire les truffes au chocolat avec la p â te que nous avons pr é par ée la veille, mon gar ç on et moi, à dix heures et demi du soir... Mais j'y parviens en faisant un effort. Il veut apporter des petites boules bien rondes roul é es dans le chocolat amer à son kin é , Marc. Retour à la maison à midi trente. On d é jeune tard et bri è vement, puis assez vite vient le moment de se mettre en cuisine pour le r é veillon. Je mets la dinde au four d è s cinq heures. Je fais une salade de fruits, pr é pare la table de f ê te. Je me rappelle alors les "24 d é cembre" des ann é es pass é es o ù , co û te que co û te, Serge et moi cherchions à nous voir, avant de plonger dans nos familles respectives. Comme nous é tions heureux lorsque nous y parvenions, ne serait-ce qu'une demi-heure, ou m ê me dix minutes dans l'auto, serr é s l'un contre l'autre... L à ,...

Entre nous (128)

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Mercredi 23 avril 1997 À qui parler ? Quoi dire ? Quand on revoit les amis, les amants, les parents, on se souvient encore un peu, vaguement, de ce que pouvait ê tre la chaleur, les doux é changes de l'amiti é ou de la tendresse (on en aurait presque oubli é les pincements au c œ ur, les d é ceptions, les enthousiasmes) et tout alors est bon à prendre, le moindre sourire, la plus petite attention, mais sans qu'elle soit accompagn é e d'aucune intention derri è re. C'en est fini de la s é duction. Je suis tomb é e sur Salman dans la rue une fin d'apr è s midi de printemps. Il é tait dix-sept heures. Je revenais d'une visite qui avait é t é au dernier moment report é e, ainsi je me trouvais dans une rue o ù je n'aurais pas d û ê tre à ce moment-l à . La rue de la Paix. J' é tais justement en train de me dire, mon regard croisant le panneau fich é dans la pierre d'un immeuble cossu, que cette rue paisible, presque une "all ...

Entre nous (91)

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Jeudi 18 juillet 1996 Lors de mon d é part, la veille je crois, nous avons eu une conversation non habituelle, sur un terrain peu fr é quent é et un sujet en demi-teinte, mi-figue mi-raisin, pour une part plaisanterie, pour l'autre subtil fond de v é rit é masquée ...   - Toi, maintenant que ta m è re n'est plus l à , tu es parfaitement libre. Ne reste que ta femme et elle n'est pas emb ê tante.   - Ç a non, tu l'as dit... Dans l' é tat actuel des choses, même, je pourrais partir seul, elle n'y verrait pas d'inconv é nients, ç a d é barrasserait  le plancher, plut ô t... - Surtout qu'elle le fait souvent elle-m ê me, et depuis longtemps... Moi, tu vois, je pars pour deux mois et cela va ê tre deux mois de couvent. Une vie de nonne. - Tu n'es pas seule, que je sache... - Non, sans doute... une vie de nonne mari é e , si tu veux. Mais une vie de nonne tout de m ê me, enti è rement vou é e, d é di é e aux autres... - Je fr é mi...