Entre nous (185)
Mardi 18 ao û t 1998 Nous sommes rentrés, les enfants et moi, le samedi 15 août. Fin du séjour à Trouville, qui s'est, comme on dit et pour faire simple, vraiment bien pass é . Serge était plus présent, plus tendre, la dernière semaine. Plusieurs fois, il a dîné avec nous ou bien il est venu prendre le café sur la terrasse. On aurait dit que la présence de mes filles le stimulait. Il les observait, les écoutait, discutait avec elles. Parlait de cinéma avec la plus jeune, d'histoire (les cours, à la fac) et "de boxe" avec l'aînée... Il semblait momentanément sorti de sa profonde léthargie. Leur jeunesse et leur beauté (et vive intelligence, "rafraîchissante") l'arrachaient pour quelques instants à son isolement neurasthénique. Du coup, moi aussi j'ai pu profiter un peu de ces lueurs soudaines de vie en lui, dont je désespérais de ne plus les entrevoir, et ainsi le retrouver tel que je l'aime... Une de ces soir é es tranquill...