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Petite sotte, va...

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9- Il y a un moyen très sûr de faire s’effondrer quelqu’un , c’est de le maintenir de force et parfois sans même s’en rendre compte, dans la division, qu’elle soit émotionnelle ou existentielle. Cela arrive souvent et particulièrement pour les femmes, qui sont plus souvent exposées en tant que mères (ou en mesure si elles le voulaient de l’être) aux méfaits d’une culture malade et qui ne se pose pas beaucoup de questions ou bien pas les bonnes et les éloigne irrémédiablement de la femme sauvage et instinctuelle qu’elles ont en elles. Ce qu’elles gardent et pour ne pas s’en servir ou l’utiliser trop, c’est une culture affaiblie qui néanmoins les domine et les écrase, qu'elles ont peu à peu intériorisée et qui ne leur accorde pas la moindre confiance en elles. En tant que femme et puis mère, on se doit de transmettre ce qui par d’autres mères nous a été transmis. Cela se passait du moins ainsi auparavant. Les femmes, plus âgées, pas forcément et uniquement sa propre mère, q...

en quête d'un nouveau soi

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8- J’ai rêvé, très récemment, d’Andras Eisler, un artiste peintre hongrois arraché à sa famille, à sa culture et à son peuple en raison des "événements"-écrasement (je ne dis pas "à la suite de" car c’était bien après) de "Budapest 56", avec qui j’ai connu mon premier vrai grand amour et cohabité une année, à Paris puis à Poitiers. J’ai raté avec lui quelque chose. Longtemps je m’en suis voulu. Lui, tendre, amoureux, artiste avec un fond chrétien abîmé par un régime odieux, et moi… petite conne marxiste-léniniste de mes deux, en 1 ère année de philo, qui n’avait rien compris… Plus tard – bien plus tard – j’ai tenté de retrouver sa trace en vain. Heureusement, il y a les rêves. Dans celui-ci nous déambulions souvent, son côté "exilé" ressortait beaucoup mais à la différence de ce qui s’était passé dans la vraie vie il y a hyper longtemps, quand j’avais dix-huit ans et lui trente-deux, je le comprenais beaucoup mieux et nous étions très am...

L'intelligence a besoin d’Éros

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L' Existentialisme 6 , selon Witold Gombrowicz (reprenons...) Cette fois, ces pages du Journal 2 pourraient s'intituler L'intelligence a besoin d’Éros ... "Jeudi" [nous sommes en 1960, WG est toujours en Argentine; de Buenos Aires, il va faire un séjour à Montevideo]. "Lettre importante de Rena : " Porno , meilleur livre du siècle en Pologne." La Pornographie . Deux messieurs d'un certain âge tiraillés vers le bas... vers la chair, les sens, la jeunesse... En écrivant ce livre je me sentais mal à l'aise. Mais le "physique" m'était nécessaire, indispensable même, comme contrepoids à la métaphysique. D'ailleurs la métaphysique appelle la chair. Je ne crois pas en une philosophie non érotique. Je ne fais pas confiance à la pensée quand elle se délivre du sexe... Evidemment, il est difficile de concevoir la Logique hégélienne sans s'abstraire de la chair. Mais l'intelligence pure doit retourner se fond...

L'Existentialisme 3

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L'Existentialisme 3 À l'instar de Gombrowicz, je constate qu'il se trouve des personnes (ai dîné avec l'une d'elles récemment) d'une politesse raffinée mais dont la politesse est comme un filet lancé sur les gens pour les capturer. Tellement polies qu'on reste devant elles sans défense. Politesse - pieuvre tentaculaire - cruelle et dévorante... (mais il y a les "grossières" aussi, celles-là on s'en débarrasse plus facilement...) "Alors, écrit Gombrowicz, tout en restant assis, "j'éclate" - oui, j'éclate : mon drame, mon sort, ma destinée, l'incertitude de mon existence, tout me cerne et m'assiège. Vu l'éloignement progressif qui me retranche de la nature et, ces dernières années, des hommes, vu l'âge qui lentement m'accable, ces états d'âme se font de plus en plus menaçants. Avec l'âge, la vie de l'homme devient un piège d'acier. Au début, tout n'est que molless...

L'Existentialisme 2

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Les oisillons tirés d'affaire et sortis du nid, je reprends donc mon Gombrowicz, dont j'ai d'ailleurs acheté, en plus de son Journal en 2 vol. chez Folio, son Journal de Journal = Kronos (plus, non pas "intime", mais perso, c'est-à-dire montrant sa petite cuisine d'homme exilé, écrivain déchu, rayé de la carte par la Pologne d'où il a dû partir en 1953, sa littérature s'étant montrée trop audacieuse, provocante, d'une insolence joyeuse insupportable pour les fonctionnaires d'une culture sous la coupe du communisme : "Mon je-m'en-foutisme général, ma confiance exclusive en moi-même, tout cela vient de ma situation sociale et géographique. J'étais contraint à n'avoir d'égards pour personne car personne n'en avait pour moi. Je me suis formé dans un isolement presque complet; je présume que peu d'écrivains en ont subi un pareil. À peine remarqué, négligé dans la Pologne d'avant-guerre, puis écrasé par la guerr...