Articles

Affichage des articles associés au libellé Dernier amour

Entre nous deux (3)

Image
Mercredi 24 f é vrier 1999 Il m'a fallu laisser passer du temps. Une certaine lassitude s'est empar é e de moi. Ne pas d é missionner pourtant. Je n'ai pas le droit. Il m'a sembl é que j'avais besoin d'un repos - comme on dit "grandement m é rit é" . Que je pouvais partir quelque temps. J'avais imagin é les mots à dire à ma fille. "Pendant mon absence, tu n'es pas autoris é e à dormir ailleurs qu'ici. À la maison. Bien entendu , il n'y aura personne pour v é rifier, mais tu dois te souvenir que tu n'as pas mon accord." Finalement, je ne suis pas partie. Et je ne lui ai rien dit. J'ai ravalé mes paroles de confiance. Mes grandes décisions de mère responsable. Une nuit, elle a dormi ailleurs qu'à la maison. J'étais au courant. Je n'ai pas dit non. Cela s'appelle je crois la responsabilité. Prends tes responsabilités . Plutôt que l'interdit, j'ai joué cette carte-là, qui ne ...

Entre nous (186)

Image
Vendredi 21 ao û t 1998 À mon retour, j'ai trouv é un mari en assez bonne forme et qui s'est bien d é brouill é sans moi, apparemment (mieux que "sans moi mais avec les filles" - ce qu'elles m'ont dit - car lorsqu'elles é taient l à , il s'en remettait enti è rement à elles, comptant sur elles pour tout , ainsi que l'on se repose sur un double-substitut de l' é pouse-m è re...). La maison é tait propre - rien à dire, pour une fois - ; l'oiseau, qu'il avait d û (pr é matur é ment, avant la fin de l' é t é ) aller rechercher chez ma m è re qui n'en voulait plus, sans que personne ne puisse d é tecter pour quelle raison au juste : au téléphone depuis Trouville elle n'avait pas su me dire, à part "c'est trop de soucis, trop de tracas pour moi"... un seul oiseau !... alors qu'autrefois elle en avait eu près d'une centaine chez elle - était en bon é tat et pas trop d é prim é de s' ê t...

Coquilles, amours, drogues

Image
"Ces être rares"... (sans "s"), je lis en page 84 du Folio Gallimard 6376, portant titre Une jolie fille comme ça , de Alfred Hayes, écrit en 1958 (traduit de l'américain par Agnès Desarthe), et cette coquille d'impression me fait pâlir de jalousie. Une coquille, celle-là, de pure littérature... Car parfois, elles peuvent être intéressantes. On s'y arrête, et l'on pense - autour... Pas comme dans mon livre à moi où - mais QUI m'a fichu ça? je veux des noms ! - en page 82, ligne 3 à partir du bas, ce sont les "rennes" (ceux du Père Noël?) que je ne tenais plus......... Moi : une coquille de honte , oui ! pas une de rêve... j'ai eu droit à ça, pour mon Dernier amour (comme en prime, quoi), qui sera aussi probablement mon dernier livre, je me dis ça en ce moment... me souvenant des moments d'énervement, découragement, lassitude durant la dernière étape de la fabrication, en juillet.   (A propos de coquilles -...

Ardeurs de la tiédeur

Image
Des fois je me dis que je suis plus désespérée encore que le Désespoir lui-même. Et puis ça passe. Hier (peut-être n'aurais-je pas dû entreprendre cela le soir - j'étais fatiguée, les commandes de mon cerveau, hors service), j'ai voulu vérifier sur le site Gallica de téléchargement gratuit de la BNF si je trouvais mon manuscrit écrit à la main dont le titre est Un été avec Gombrowicz, by Danièle Sastre. Nenni. Je n'y suis pas arrivée. Soit je suis tellement nulle que je n'ai pas été fichue de lancer correctement la recherche en remplissant une à une les bonnes cases, soit il n'y est même pas. Dans leur (immense) catalogue. C'est fou. Gombrowicz, tout de même ! D'accord, si j'avais orienté ma recherche "par titres" en tapant Dernier amour, j'aurais admis volontiers qu'il n'y figurait pas. Mais Gombrowicz ! Est-ce que ce sera la même chose, le même oubli, le même trou noir, pour "mon" Pessoa?  Revenons à lui, d...