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Affichage des articles associés au libellé carnet oublié

Entre nous deux (9)

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Jeudi 29 avril 1999 Ce petit carnet je l'ai emport é pour les vacances à la campagne mais je n'y ai pas touch é . Durant tout une semaine je n'ai fait que jouer (avec mon fils), manger, dormir. Fait l'amour une seule fois. Ainsi qu' à tous les jeux auxquels nous avons jou é (ping-pong, badminton, tennis), il me fallait (au moins) "gagner une manche" : celle de revenir sur ce lieu o ù l' é t é dernier j'avais é t é terriblement malheureuse. Exorciser les marques profondes rest é es sur moi. Cette partie-l à fut remport é e. Non pas que j'aie effacé le mauvais souvenir mais je suis parvenue à ne plus en tenir responsable l'endroit, la maison et celui qui chaque ann é e m'y invite, m'y conduit comme dans une retraite confortable d'o ù il te semble que tu ne parviendras jamais à  t'extraire. Un jour, à cause de la fa ç on dont se sont d é roul é es les choses l'an pass é , je me suis promis de n...

Entre nous (188)

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"Ne rien é crire qui ne soit d'utilit é imm é diate.", disait Fran ç ois Mauriac. Devise contre laquelle il s'insurge, dans les ann é es 30, mais que je ferais bien mienne, aujourd'hui... Il y a en moi un noyau dur que personne, jamais, n'atteindra. Ni les enfants, ni toi, ni Serge. Que je ne laisserai personne entamer. Entendons-nous bien.                                                                     1 Je suis contente d'avoir é crit ce texte. Il ne fait que soixante-trois pages. Je peux le laisser tra î ner sur mon bureau (rien à cacher), l'envoyer à des é diteurs (si j'en ai envie), le faire lire à ma fille (si elle le de...

Entre nous (98)

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Seulement il ne savait pas alors comment il finirait : en m'embrassant ou en me coupant la gorge . L'Éternel mari Samedi 2 sept. 1 995  (1995? un carnet refait surface... qui m'avait échappé. Comme quoi, toutes les rentrées de septembre sont identiques) Ménage, ménage. Retour Serge. Dimanche 3 sept. Ménage encore Lundi 4 sept. Tél Serge. Trac... Joinville : les retrouvailles. Il porte un jean clair et dit ne pas me reconnaître, sauf quand je souris. Il faudrait se taire. Juste se regarder. Après si longtemps. Deux mois. C'est la première fois en quatre ans que nous sommes séparés si longtemps. Je n'en reviens pas, après coup. Comment vivre sans lui ? Et pourtant, tout se passe bien. Le cœur s'habitue, s'adapte à une absence, déterminée précisément, et dont il sait qu'elle finira par prendre fin. On lui dit quinze jours, il va falloir te passer de lui quinze jours. OK, ce n'est pas la mer à boire, tout de même. Je devrais...