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Entre nous (186)

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Vendredi 21 ao û t 1998 À mon retour, j'ai trouv é un mari en assez bonne forme et qui s'est bien d é brouill é sans moi, apparemment (mieux que "sans moi mais avec les filles" - ce qu'elles m'ont dit - car lorsqu'elles é taient l à , il s'en remettait enti è rement à elles, comptant sur elles pour tout , ainsi que l'on se repose sur un double-substitut de l' é pouse-m è re...). La maison é tait propre - rien à dire, pour une fois - ; l'oiseau, qu'il avait d û (pr é matur é ment, avant la fin de l' é t é ) aller rechercher chez ma m è re qui n'en voulait plus, sans que personne ne puisse d é tecter pour quelle raison au juste : au téléphone depuis Trouville elle n'avait pas su me dire, à part "c'est trop de soucis, trop de tracas pour moi"... un seul oiseau !... alors qu'autrefois elle en avait eu près d'une centaine chez elle - était en bon é tat et pas trop d é prim é de s' ê t...

Entre nous (142)

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Dimanche 2 novembre 1997 Il m'appelle t ô t le matin (5h) car il a mal au mollet et n'arrive pas à dormir. Je reste à ses c ô t é s et me rendors un peu. Mais revenue dans mon lit vers sept heures, je ne parviens pas à trouver le sommeil et je suis pourtant terriblement fatigu é e. Lev é e à 9h30. J'ai rêvé cette nuit que j'avais avalé l'oiseau alors qu'il voletait autour de moi et que j'avais la bouche ouverte... Repas de dimanche midi avec les parents de François et son neveu. Poulet rôti, riz au jus et vin de Pommard 88 . Ma mère n'est pas venue, alors qu'elle s'était annoncée et je m'en suis sentie déçue, inexplicablement. Après-midi calme. Lecture sur le lit de mon garçon qui n'a pas mal. Je termine le livre de Bobin : triste et paisible. Repassage, pour finir. Le soir je fais cuire des châtaignes que les parents ont apportées. À l'eau, et avec du cidre, pour les manger telles qu'on les dégustait chez moi, o...

Entre nous (137)

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Jeudi 2 octobre 1997 Je vais, à jeun, à neuf heures, passer une é chographie abdominale. Rien. Tout est normal. Tant mieux. Je n'en saurai pas plus sur mes douleurs r é guli è res "au sternum". Mais ç a ne fait rien. Je n'ai pas appr é ci é qu'une secr é taire me fasse mettre torse nu sur la table d'examen "en attendant le docteur"... Voir quelqu'un pour la premi è re fois, un homme, lui habill é , et moi nue, cela n'est pas naturel. Les premiers mots é chang é s sont in é quitables. On se sent devenir un corps et rien d'autre. Je ressors contente de ne pas avoir, pour l'instant, besoin de me replonger dans cet univers-l à . L'apr è s-midi j'accompagne mon fils avec sa classe à une sortie au bois. Il marche et joue pendant une heure, debout, soutenu à peine par ses b é quilles. Ses camarades sont gentils, ils font attention à lui et l’intègrent du mieux qu'ils peuvent, et qu'il peut, lui, à...