Entre nous deux (10)
Dimanche 9 mai 1999 De chaque personne je voudrais arriver à extraire la dimension romanesque, en travailler la mati è re, mais soit je n'y parviens pas faute de talent soit la personne en question finit par m' é chapper et la fin de l'histoire brod é e autour d'elle alors ne me convient pas ni ne me pla î t, est trop banale ou prosa ï que. Elle finit par ne ressembler en rien de ce que j'ai imagin é au bout du stylo. Les choses soudainement retombent. C'est qu'il n'y a je crois jamais de bonne fin, dans aucune des histoires. Les fins r é elles sont à mourir d'ennui, et les fins invent é es sont grotesques et tellement peu (g é n é ralement) inventives... C'est une des raisons pour lesquelles il est difficile d' é crire. Je ne sais pas envisager les fins. Par quel bout les prendre. M ê me en tant que lectrice, elles me d éç oivent presque toujours. Je me mets le plus souvent à en vouloir à l'auteur, dans les dix dern...