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Affichage des articles associés au libellé hospitalisation-chirurgie

Entre nous (129)

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Mardi 29 avril 1997 Quatre jours que je n'ai pas vu Serge. Et cela ne m'est pas comme avant, difficilement supportable. Je m'en accommode et ç a m'arrange m ê me parfois. Il semblerait que maintenant, vaguement mais c'est ce que j'ai cru sentir, il voudrait que nous nous voyions, m ê me "en famille"... Alors qu'autrefois il é tait d'une prudence extr ê me, quasi obsessionnelle pour que les ê tres qui nous sont chers chacun de notre c ô t é jamais ne se rencontrent, que les deux univers demeurent parfaitement herm é tiques l'un à l'autre, aujourd'hui il propose que nous sortions par exemple ensemble et chacun accompagn é de notre fils... Proposition pour le moins é trange. Et c'est moi qui dois lui faire remarquer que si jamais on ne peut pas jouer au ping-pong à cause du vent, qu'est-ce que nous ferons, tous les quatre, hein ?... Son fils a 24 ans, et le mien 9... Je sais que depuis que nous nous connaissons,...

Entre nous (126)

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Lundi 14 avril 1997   Rendez-vous avec l'anesth é siste pour l'op é ration, et juste apr è s, d é part en vacances... Cette intervention est indispensable, comment pourrais-je l'oublier ? D'ailleurs mon fils, en se rendant à la consultation, accompagn é par nous, ses parents, dans l'all é e du parking s'est entrav é et a chut é inexplicablement (le poids de sa chaussure orthop é dique, de plus en plus haute pour essayer de rattraper la longueur de sa jambe,  à gauche ?)   Oui, il faut "faire quelque chose", c'est indispensable... - Est-on jamais prêt pour souffrir ? - "Pour avoir mal , vous voulez dire, je suppose ?", me reprend Tony, le pédopsy, à qui j'ai demandé un rendez-vous supplémentaire, juste pour moi... " Il ne devrait pas y avoir de souffrance, affirme-t-il (c'est son job à lui), si l'on s'y prend bien..." - Ça veut dire quoi au juste, s'y "prendre bien" ? Qui va s...

Entre nous (125)

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Mardi 1er avril  1997   H ô pital Saint-Vincent-de-Paul, consultation avec chirurgiens Celui qui va op é rer mon fils, qui n'est pas des deux le plus â g é que nous connaissons depuis sa naissance et qui l'a suivi jusqu' à pr é sent, est grand, alsacien, et porte une large cravate d é mod é e aux couleurs vives, avec dessus imprimé  un gros Winnie l'ourson qu'on ne voit qu'en partie à cause du col de la blouse, remont é bien s û r, et qui ne laisse appara î tre que le haut de sa t ê te, et ses oreilles d'ours ourl é es jaune d'or. Je suis obs é d é e par sa cravate, je garde les yeux riv é s dessus, comme j'imagine tous les enfants qui passent entre ses mains, qu'il manipule, regarde sous tous les angles, en é valuant la situation, pour décider comment il va les op é rer... Il est rassurant pourtant, avec son fort accent alsacien, m ê me si je trouve il parle peu à l'enfant, ne s'adressant pas directement à lui mais à s...