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Entre nous deux (18)

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Mardi 21 septembre 1999 Je me suis couchée à minuit après avoir regardé une seconde fois le film Balzac (cette fois-ci avec mon aînée) et réveillée à neuf heures (quelques aménagements de l'emploi du temps du fils font qu'il ne commence plus à huit heures que deux matinées par semaine). La veille j' é tais all é e prendre le th é chez Agn è s et Serge, et voir les photos de nos vacances ensemble, qu'Agn è s avait fait d é velopper. Agn è s, "en ville" est tr è s diff é rente de ce qu'elle est à Trouville. J'ai remarqu é . Bien que toujours aussi gentille avec moi (elle en fait m ê me un peu trop) elle se montre directive, voulant tout r é genter tout en mettant en ses paroles quantit é de b é mols afin qu'on ne pense pas que... c'est elle "qui d é cide pour nous" ... Faites comme vous voulez, mais je crois que... Je ne voudrais pas m'imposer mais à mon avis vous devriez... Je ne veux pas vous couper dans v...

Entre nous (128)

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Mercredi 23 avril 1997 À qui parler ? Quoi dire ? Quand on revoit les amis, les amants, les parents, on se souvient encore un peu, vaguement, de ce que pouvait ê tre la chaleur, les doux é changes de l'amiti é ou de la tendresse (on en aurait presque oubli é les pincements au c œ ur, les d é ceptions, les enthousiasmes) et tout alors est bon à prendre, le moindre sourire, la plus petite attention, mais sans qu'elle soit accompagn é e d'aucune intention derri è re. C'en est fini de la s é duction. Je suis tomb é e sur Salman dans la rue une fin d'apr è s midi de printemps. Il é tait dix-sept heures. Je revenais d'une visite qui avait é t é au dernier moment report é e, ainsi je me trouvais dans une rue o ù je n'aurais pas d û ê tre à ce moment-l à . La rue de la Paix. J' é tais justement en train de me dire, mon regard croisant le panneau fich é dans la pierre d'un immeuble cossu, que cette rue paisible, presque une "all ...

Entre nous (98)

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Seulement il ne savait pas alors comment il finirait : en m'embrassant ou en me coupant la gorge . L'Éternel mari Samedi 2 sept. 1 995  (1995? un carnet refait surface... qui m'avait échappé. Comme quoi, toutes les rentrées de septembre sont identiques) Ménage, ménage. Retour Serge. Dimanche 3 sept. Ménage encore Lundi 4 sept. Tél Serge. Trac... Joinville : les retrouvailles. Il porte un jean clair et dit ne pas me reconnaître, sauf quand je souris. Il faudrait se taire. Juste se regarder. Après si longtemps. Deux mois. C'est la première fois en quatre ans que nous sommes séparés si longtemps. Je n'en reviens pas, après coup. Comment vivre sans lui ? Et pourtant, tout se passe bien. Le cœur s'habitue, s'adapte à une absence, déterminée précisément, et dont il sait qu'elle finira par prendre fin. On lui dit quinze jours, il va falloir te passer de lui quinze jours. OK, ce n'est pas la mer à boire, tout de même. Je devrais...

Entre nous (81)

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Lundi 3 juin 1996 J'ai revu un ex, un de ceux du lointain passé, dans un café, place de la Madeleine. Je l'ai reconnu à sa démarche quand il a traversé pour me rejoindre, à la sortie du métro. C'est curieux, une démarche, ça ne s'oublie pas. La sienne, autrefois, alors qu'il avait la trentaine à peine, était déjà lourde et légèrement claudicante, quelque chose en elle de nonchalant aussi... J'ai vu qu'il ne portait plus la barbe et arborait un costume trois-pièces de la maison de prêt à porter de luxe (d'où le lieu de notre rendez-vous) pour laquelle il travaille à présent, "après des années de galère", m'a-t-il dit d'emblée. Je l'ai reconnu de loin à sa démarche, puis quand il m'a embrassée, à son odeur. C'est très étonnant. Vingt ans après, à moins qu'il n'ait pas changé d'eau de toilette pendant tout ce temps, auquel cas ce que je crois reconnaître ne serait que son parfum, c'est son odeur à lui s...