Articles

Affichage des articles associés au libellé Mon bel Ilizarov

Entre nous deux (31)

Image
Samedi 4 d é cembre 1999 Lorsque je vais me coucher à onze heures, je trouve encore la lumi è re allum é e dans ma chambre. - Tiens ! Tu ne dors pas?, fais-je remarquer à Fran ç ois qui me r é pond du tac au tac sur le m ê me ton moqueur : Tiens ! Tu ne regardes pas la t é l é  ? Du coup on fait l'amour, et c'est une de ces rares fois o ù amour et sexe sont enfin r é unis. Il y a pas mal de caresses avant, et beaucoup apr è s. Parfois, dans la confusion des corps entrem ê l é s, je crois caresser un morceau de son corps à lui alors que c'est le mien. Je mets quand m ê me du temps à m'endormir apr è s car tout cela qui m'a paru long et bien agr é able n'a dur é en fait que trente cinq minutes, et pour moi, dormir à onze heures et demie, franchement, c'est vraiment trop t ô t. Je ne suis pas comme lui. Mercredi 8 d é cembre Je reçois un appel d'une journaliste de la cinquième chaîne qui veut me faire participer à l'émission d...

Entre nous (175)

Image
Dimanche 7 juin 1998 Le matin à l'heure du petit-d é jeuner (je redoute ce rendez-vous-l à ), l'amorce d'une discussion (depuis longtemps min é e) en couple au sujet de l'amour et de la vie commune... Fran ç ois pense (le dit, le r é p è te) que si l'on n'arrive pas à vivre avec quelqu'un, c'est qu'on ne l'aime pas. On l'estime, on a de la sympathie, du respect pour lui, mais on ne l'aime pas. Moi, bien s û r, je soutiens le contraire. Aimer et vivre ensemble ! Toujours cette prison de l'amour ! Je dis que j'ai beau aimer ma m è re, avoir plus que de la "sympathie" pour elle, je ne pourrais pas vivre avec elle. - Tu tentes de biaiser, dit-il. Je ne parle pas des liens qui sont familiaux. - Tu parles de quoi, alors, dis-le... Pendant qu'il hésite à trancher et avouer qu'il veut parler de notre cas , je pense à Georgette, Serge, Anna, Marc, Salman... que j'aime et avec lesquels, tous, je ne po...

Entre nous (167)

Image
Mercredi 9 avril 1998 Nous arrivons au Centre vers neuf heures et demi (35, pr é cis é ment, nous n'avons que cinq minutes de retard) pour la baln é oth é rapie. Madame Rouffet m'entra î ne dans son bureau pour discuter de Mon bel Ilizarov . En fait, c'est surtout de la postface dont elle veut que nous parlions, et celle-ci n'a pas été  é crite par moi, mais par Didier S., un m é decin. Entre "confr è res", elle n'admet pas qu'il avance des critiques sans jamais " ê tre venu les voir". Cela la chiffonne. Elle va le contacter, non, "l'inviter", plus exactement. Ceci dit, je me fais la remarque int é rieurement, c'est bien à elle et à sa lecture de mon texte que je dois un meilleur accueil pour ce second s é jour et l'existence d'une pi è ce am é nag é e pour les parents, enfin! Qu'ils puissent prendre un peu de repos, quand cela s'av è re possible... L'apr è s-midi, je suis r é veill é e, ...

Entre nous (165)

Image
Jeudi 26 mars 1998 Premi è re journ é e à l'h ô pital, pas trop p é nible cette fois. L'enjeu en est moins grave puisqu'il s'agit de l'ablation de l'appareil. Ce n'est pas comme l'an dernier, le grand saut dans l'inconnu. Serge nous emm è ne pour 11h à la consultation avec l'anesth é siste. Nous passons  à midi, seulement. Ah oui... l'attente, toujours, en ces lieux... On avait (presque) oubli é . Puis nous nous retrouvons libres jusqu' à 17h. Mais il faut rester "à proximité de l'hôpital". Qu'est-ce qu'on va faire de tout ce temps, place Denfert-Rochereau ? Nous allons à son Mac'Do, puis nous arpentons la rue Daguerre, bras dessus, bras dessous, plus la b é quille sur le c ô t é ... Nous entrons dans toutes les chocolateries, confiseries que nous voyons. Un arr ê t au caf é Le Belfort , o ù mon gars  joue au flipper, la b é quille appuy é e à la machine : le voyant faire, je me dis que dema...