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Entre nous deux (18)

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Mardi 21 septembre 1999 Je me suis couchée à minuit après avoir regardé une seconde fois le film Balzac (cette fois-ci avec mon aînée) et réveillée à neuf heures (quelques aménagements de l'emploi du temps du fils font qu'il ne commence plus à huit heures que deux matinées par semaine). La veille j' é tais all é e prendre le th é chez Agn è s et Serge, et voir les photos de nos vacances ensemble, qu'Agn è s avait fait d é velopper. Agn è s, "en ville" est tr è s diff é rente de ce qu'elle est à Trouville. J'ai remarqu é . Bien que toujours aussi gentille avec moi (elle en fait m ê me un peu trop) elle se montre directive, voulant tout r é genter tout en mettant en ses paroles quantit é de b é mols afin qu'on ne pense pas que... c'est elle "qui d é cide pour nous" ... Faites comme vous voulez, mais je crois que... Je ne voudrais pas m'imposer mais à mon avis vous devriez... Je ne veux pas vous couper dans v...

Entre nous (133)

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Samedi 21 juin 1997 Ç a y est, nous y sommes ! Le fiston marche ! Et bien!... De lui-m ê me il va chercher ses b é quilles, de lui-m ê me il d é sire quitter la salle de marche pour se lancer à pied sur ses deux jambes jusqu'au secteur des grands y faire de l'ordinateur. Je l'accompagne seulement pour lui é viter les risques de la circulation (fort trafic dans les couloirs, de chariots, fauteuils, b é quilles qui s' é cartent dangereusement quand les jeunes se mettent à "courir" avec... ou qu'ils les lancent à toute volée) mais à part ç a, il n'a pas besoin de moi. Il est s û r de lui, content de retrouver son autonomie corporelle. Non ! Je ne l'ai pas emp ê ch é de grandir ! Toute l' é quipe s'accorde pour dire qu'un r é tablissement aussi prompt est exceptionnel. C'est sa victoire à lui, et un peu la mienne. Jeanne Rouffet, son m é decin, qui doutait parfois, Reinhardt Zeller, le chirurgien, qui est satisfait, de lui...

Entre nous (124)

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Vendredi 31 janv. 1997  Appelé centre de rééducation, pour un 1er contact. Pas vu Serge Ce qui est impressionnant (par rapport à ma m è re) c'est la fa ç on inattendue dont il semble que je me d é bats. J'ai peur de tomber dans un pi è ge qui m'est tendu, de me laisser glisser tout doucement, et peu à peu, dans la compassion, alors qu'au fond de moi je suis persuad é e qu'il est encore bien trop t ô t, qu'on pourrait m ê me faire autrement. Ce n'est pas manque de courage, ni par flemme, mais je crois qu'il ne faut pas c é der aux tentations de la culpabilit é , et ne pas lui c é der tout court à elle lorsqu'elle appelle à sept heures du matin pour trois fois rien, demandant que quelqu'un accoure. Elle n'est pas en danger et devrait pouvoir ê tre capable d'attendre une heure ou deux dans son lit. En g é n é ral les uns ou les autres, nous ne r é sistons pas à cet appel, et elle le sait bien. Mais elle appelle plut ô t l...