Entre nous (69)
Jeudi 2 févr. 1995 11h Tél. : Il me déteste. Cet appel me donne faim. Pour moi, tout est réglé. No problem . Café du Nogentel . Il réagit dans "l'après-coup". Marchons près de la Marne, très "haute". Crêpes, pour la chandeleur. Je suis un peu égarée et en même temps, quand il est là, à mes côtés je veux dire, j'ai la certitude de ne pas trop me tromper, de lire mieux que lui en lui-même. Je ne crois pas que, comme il me le laisse entendre, je dise sans savoir, et que, lui qui sait , ne dit pas... Ce n'est pas aussi simple. En sa présence, mais en sa présence seulement, je me cabre, je résiste, et en même temps je fais un effort de compréhension pour rendre compatible sa vision des choses et la mienne. Mais dès qu'il n'est plus là, une souffrance diffuse, que je connais trop bien, s'installe en moi et prend alors la place de tout jugement rationnel, de toute vision objective. Ma vue se trouble. Je ne me suis pas laissé glisser....