en quête d'un nouveau soi
8- J’ai rêvé, très récemment, d’Andras Eisler, un artiste peintre hongrois arraché à sa famille, à sa culture et à son peuple en raison des "événements"-écrasement (je ne dis pas "à la suite de" car c’était bien après) de "Budapest 56", avec qui j’ai connu mon premier vrai grand amour et cohabité une année, à Paris puis à Poitiers. J’ai raté avec lui quelque chose. Longtemps je m’en suis voulu. Lui, tendre, amoureux, artiste avec un fond chrétien abîmé par un régime odieux, et moi… petite conne marxiste-léniniste de mes deux, en 1 ère année de philo, qui n’avait rien compris… Plus tard – bien plus tard – j’ai tenté de retrouver sa trace en vain. Heureusement, il y a les rêves. Dans celui-ci nous déambulions souvent, son côté "exilé" ressortait beaucoup mais à la différence de ce qui s’était passé dans la vraie vie il y a hyper longtemps, quand j’avais dix-huit ans et lui trente-deux, je le comprenais beaucoup mieux et nous étions très am...