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Affichage des articles associés au libellé Henri Thomas

Entre nous (77)

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Vendredi 19 avril 1996 - Ah, au fait, tu l'as fait le petit travail que je t'avais demandé ?... - Quel travail ?... Ah oui, de prendre des notes de lecture sur La litt é rature occup é e , ce bouquin que tu m'as passé ?... - Oui, la liste noire des écrivains, pas reluisants pendant la guerre... Ce qu'ils ont fabriqué pendant ces cinq années, les uns et les autres... J'ai acheté ce livre mais en fait j'ai trouvé après qu'il y avait trop de détails. Je n'avais pas le courage de m'y plonger. La plupart des choses, de ce que j'ai pu lire en le feuilletant, je le savais déjà... - C'est pour ça que tu me l'as refilé... Oui, je l'ai fait. J'ai pris quelques notes, par-ci, par-là. Attends, je les cherche, ça fait trois jours en plus que je les promène dans mon sac... Comme je ne savais pas trop ce qui t'intéressait, j'ai procédé comme ça : relever le nom des écrivains et leur âge en 1939, pendant la guerre, dé...

Entre nous (50)

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Jeudi 28 avril 1994    Café bord du lac. Il fait tr è s beau Vendredi 29 avril   Café bord du lac ( bis ) puis rue de l'Ind. Soir, lu Heidegger et poursuivi l'écriture de "Est-ce elle?" (titre provisoire, SL étant ses initiales à lui...) Samedi 30 avril   Rien : maison et Parc floral Après l'amour, dialogue : - Quelle heure il est ? - Sept. - Je vais me lever mais je ne prendrai pas mon petit-déjeuner ici. - Ah dommage, je t'avais acheté une part de quatre-quart. Tu n'as qu'à l'emporter ? - Non, c'est pas la peine... Allez, sept heures vingt, j'y vais. Quand j'étais plus jeune j'avais une période réfractaire qui durait à peine sept minutes. Parce que tu sais - non, tu ne le sais pas -  nous, les hommes, après l'amour nous avons une "période réfractaire" pendant laquelle nous ne pouvons rien faire... - Ni penser . - ... Maintenant, pour moi, elle dure au moins trente minutes. Et je ne p...

Entre nous (49)

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Jeudi 21 avril 1994   Croix de Chavaux (je crache le morceau), ça patine... - L'ennui, tu vois, c'est que cela dresse un tableau, une sorte de paysage de notre relation qui parfois me semble manquer de couleur. On plutôt j'ai l'impression que moi seule m'active, m'acharne à lui en donner, des couleurs. J'y vais du pinceau, de la plume, avec une énergie et une constance telles... - Moi aussi, tu ne peux pas dire le contraire, je suis constant... - Sans doute... À ta façon. Mais moi j'y mets tant d'énergie que je me demande si, quand on aura tout enlevé, le lit, le cinéma, les expositions, les magasins, de notre relation... - Et la voiture... Tu oublies la voiture... - ... il ne restera plus rien que cette constance, cette énergie folle à aimer, et si alors je m'en contenterai. - L'amour, n'est-ce pas ce qu'il reste quand on a tout enlevé ?... Vendredi 22 avril   À 9h, un message, avant   le mien. Rue de l...