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Affichage des articles associés au libellé centre de rééducation

Entre nous (170)

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Je sais, en gros, comment je suis devenu écrivain. Je ne sais pas précisément pourquoi. Avais-je vraiment besoin, pour exister, d'aligner des mots et des phrases ? Me suffisait-il, pour être, d'être l'auteur de quelques livres ? [...] Avais-je donc quelque chose de tellement particulier à  dire  ? Mais qu'ai-je dit ? Que s'agit-il de dire ? Dire que l'on est ? Dire que l'on écrit ? Dire que l'on est écrivain ? Besoin de communiquer quoi ? Besoin de communiquer que l'on a besoin de communiquer ? Que l'on est en train de communiquer ? L'écriture dit qu'elle est là, et rien d'autre, et nous revoilà dans ce palais de glaces où les mots se renvoient les uns aux autres, se répercutent à l'infini sans jamais rencontrer autre chose que leur ombre. G. P. Mardi 28 avril 1998 Journ é e bien remplie. Pas de retard, c ô t é ambulance, ni à l'aller ni au retour. Et c'est tant mieux car la veille nous avons attend...

Entre nous (155)

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Dimanche 25 janvier 1998 Nous nous levons à dix heures. J'ai un peu trop dormi. Une douleur à la t ê te sur le c ô t é gauche quand je me penche ou me rel è ve. Au cours du petit-d é jeuner la discussion tourne autour de la suite du traitement de notre fils. L' é tape (3) de la "dynamisation" est é voqu é e, dont nous, ses propres parents, ne savons à vrai dire pas grand-chose. Fran ç ois viendra pour une fois avec nous à la consultation de mardi. Il empruntera une voiture à son amie Roselyne, car la n ô tre est d é cid é ment bel et bien fichue. Les 15000F qu'on a mis dedans pour la faire r é parer sont perdus aussi. Il faudra rembourser le p è re de F qui les a pr ê t é s. Et apr è s, mettre de l'argent de c ô t é pour en acheter une autre. Bien. Non, pas "bien", tant pis plut ô t car tout cela ne m'emp ê che pas de passer un assez bon dimanche, des plus classiques sans doute, mais sans contrari é t é s flagrantes. Le mal ...

Entre nous (131)

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Dimanche 15 juin 1997   (Anniversaire de mon p è re, j'avoue je n'y ai pas pens é une seconde, je fais le calcul... 78 ans, oui, ç a doit ê tre ç a). Week-end o ù Fiston a droit de revenir, "en perm" à la maison... "Enfant tr è s renferm é car maman tr è s pr é sente donc ne se lie pas avec les autres", tel est le verdict é mis par une aide-soignante et transmis au "secteur" à l'intention des monitrices. Je suis contente d'avoir quitt é cette infirmerie o ù ma pr é sence é tait regard é e de travers et o ù l'on faisait tout pour me d é courager d' ê tre l à . Des peaux de vache, ces infirmi è res, qui font semblant d' ê tre gentilles mais qui n'aiment que les enfants en manque d'affection leur r é clamant "des bisous", et d é pendant enti è rement d'elles... Mon fils n'est pas comme ç a, donc on le dit renferm é .   Allez-vous faire voir !  Au secteur, il a obtenu une chambre i...

Entre nous (130)

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Vendredi 9 mai 1997 Apr è s une épouvantable semaine à l'h ô pital, faite de tout ce qu'on peut subir dans un tel lieu, jeunes patients surtout mais aussi bien leur famille, et m ê me si tout cela est "pour leur bien", voil à mon fils incarc é r é à Saint-Fargeau, ville perdue de l'Essonne. J'essaie de m'y rendre chaque jour. Je fais tout mon possible. Le reste, tout ce qui n'est pas mon enfant laiss é derri è re moi, je m'en fous. Tout m'est indiff é rent. Je ne peux pas me charger plus. Ma m è re, qui appelle l'une ou  l'autre de mes s œ urs, celles pas trop loin, car apr è s une bronchite elle a crach é du sang dans son mouchoir... Salman, qui apr è s s' ê tre é vanoui dans la nature fait une r é apparition soudaine (mais pour moi, il est trop tard). Serge qui est perdu dans ses histoires de notaire, bagnole en panne, fils et copine du fils "en plein exams de fin d'ann é e"... Comme promis bien a...