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Affichage des articles associés au libellé sexualité

Entre nous (173)

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Lundi 25 mai 1998 Le dimanche soir, juste apr è s pourtant l'incident des haricots verts (qui n'en fut un à vrai dire que pour moi...) nous avons bien fait l'amour, tout en caresses. Une bonne nuit, et le lendemain, c'est la rentr é e des classes. Pour le fiston, retour à sa v é ritable é cole. Finie celle du Centre. Cela faisait deux mois exactement qu'il en é tait parti. Après l'avoir déposé, je passe une matin é e tranquille (mais pleine d'émotions et sentiments contradictoires) à  regarder une é mission enregistr é e la veille sur Paul , enfant infirme c é r é bral, et ses parents qui le tiennent à bout de bras, avec toute la force de leur amour... L'apr è s-midi, je retrouve mes bonnes petites habitudes : m'endormir devant Le Renard (qui a pris la suite de Derrick ), et à trois heures, je m'en vais rejoindre Serge au lac pour un petit th é , jusqu' à la sortie des classes. Pas de kin é pour le moment, apr è s la classe....

Entre nous (152)

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Lundi 5 janvier 1998 Matin é e de m é nage : la maison enfin d é barrass é e de ses occupants, je peux passer  partout . À onze heures, j'appelle Serge, qui est tr è s dolent. Je dois aller l'apr è s-midi à Val de Fontenay, je veux donc v é rifier s'il sera en é tat de m'y emmener. Il dit que oui, mais c'est à peine cr é dible. Cela calme mon agitation et excitation matinales de l'entendre. Je m'allonge, apr è s avoir rang é l'aspirateur, et m'endors jusqu' à midi moins le quart. Puis je pars rechercher mon fils. Dans la bo î te aux lettres je trouve une carte de Salman sur laquelle je ne me pr é cipite pas car je subodore qu'elle me d é cevra. Je la lis plus tard. En effet : il s'y souhaite à lui-m ê me une "meilleure ann é e 98 que 97" et ajoute, en pleine d é n é gation : je sais que l'amiti é reste et restera (!). Je m' é tonne toujours de voir combien il peut ê tre narcissique (il ne rate pa...

Entre nous (92)

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Lundi 22 juillet 1996 "Aucun amour n'est pur". Voil à ce que j'aurais pu r é pondre à Salman. Mais je lui ai é crit, et ceci rejoint bien cela : "Baiser, c'est donner une chance à l'amour." J'aime bien ce mot "baiser". Il n'a pour moi aucune connotation vulgaire et me para î t moins besogneux et pr é tentieux que "faire l'amour". C'est important les mots qu'on utilise pour dire les choses. Par exemple, Salman ne dit jamais "baiser" ni d'ailleurs non plus "faire l'amour". Le premier, parce qu'il n'ose pas et cela lui semble sans doute bestial et le deuxi è me, parce qu'il voit en cette expression, "faire l'amour", quelque chose d'id é aliste et qui ne correspond pas à la r é alit é . Donc il use, pudiquement, de l'expression tr è s laide et plut ô t clinique de "relations sexuelles", et, pire, "pratiques sexuelles...

Entre nous (85)

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Jeudi 20 juin 1996 - Bon alors, tu étais où l'autre jour ? - Quand ? Quel jour ?... - La fois où l'on est allé l'après-midi jouer au ping-pong avec mon fils... - À Paris, tu sais bien... - Oui, ça tu me l'as dit déjà, mais avec qui ? Tu ne m'as rien dit d'autre. - Ben non, puisqu'on n'était pas seuls. Je doute fort que ça ait intéressé ton fils... Ah dis-donc, tu as l'air d'aller mieux, toi... Ça fait plaisir. Tu reprends tes esprits, on dirait. - Ça va, raconte, plutôt... Et je te signale c'est toi-même qui m'as dit de me distraire de mon "deuil"... - Oui, enfin pas en m'espionnant et me faisant passer un interrogatoire en règle... Et après-coup, en plus... C'était il y a presque une semaine, je te signale. - Je m'en fiche, dis. Raconte. Que je souffre un peu pour autre chose... - Mais il n'y a rien à raconter, enfin! Je voyais un vieil ami que je n'avais pas rencontré depuis lon...

Entre nous (78)

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Lundi 22 avril 1996 Écrire ainsi, afin de ne pas oublier ce qu'il dit dans les moments qu'il cherche à rendre intenses, en provoquant l'émotion, qui ne vient que pour lui. C'est difficile pour moi d'y revenir ensuite, parfois même douloureux, mais je dois le faire. Regard forcé, forçant le mien, il murmure : Je suis ... puis plus rien. Je pense, sans le quitter des yeux mais je ne suis déjà plus là, au cogito cartésien. Je pense donc je suis ... puis à celui, lacanien : Je pense : donc je suis . Affaire de ponctuation seulement... Pourquoi ne finit-il pas ses phrases ? On attend beaucoup de ces points de suspension-là... On attend ce qui va suivre. Mais ça ne vient pas. Ça en reste là. - Je suis... - Qu'est-ce que tu es ? dis-moi... Phrase inachevée, qu'il a déjà oubliée. Cet homme n'a pas de suite dans les idées. Et il me reproche de ne pas écrire, ces temps-ci ! - Il y a un relâchement, en conclut-il. - Bon, alors, tu...