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Affichage des articles associés au libellé enfance

Entre nous (131)

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Dimanche 15 juin 1997   (Anniversaire de mon p è re, j'avoue je n'y ai pas pens é une seconde, je fais le calcul... 78 ans, oui, ç a doit ê tre ç a). Week-end o ù Fiston a droit de revenir, "en perm" à la maison... "Enfant tr è s renferm é car maman tr è s pr é sente donc ne se lie pas avec les autres", tel est le verdict é mis par une aide-soignante et transmis au "secteur" à l'intention des monitrices. Je suis contente d'avoir quitt é cette infirmerie o ù ma pr é sence é tait regard é e de travers et o ù l'on faisait tout pour me d é courager d' ê tre l à . Des peaux de vache, ces infirmi è res, qui font semblant d' ê tre gentilles mais qui n'aiment que les enfants en manque d'affection leur r é clamant "des bisous", et d é pendant enti è rement d'elles... Mon fils n'est pas comme ç a, donc on le dit renferm é .   Allez-vous faire voir !  Au secteur, il a obtenu une chambre i...

Entre nous (89)

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Vendredi 12 juillet 1996 Le beau temps est là, enfin. Avec lui les oiseaux chantent dès le matin six heures. Déjeuné dehors. Aperçu un superbe geai caché mais pas trop dans un haut sapin puis trois pinsons des arbres aux multiples couleurs douces. Orangé , gris , marron , blanc , noir , le mâle. La femelle est plus terne, marron-noir-beige clair mais de belle corpulence. J'ai noté dans mon Peterson , au crayon dans la page qui commence tout doucement à se remplir :"Oiseaux observés".  J'ai pensé à la biche que j'ai cherché à revoir hier soir, en vain. Où allait-elle, de cette démarche nonchalante ? À un moment j'ai voulu ruser en prenant un chemin plus court et plus praticable, dans la direction que je l'avais vue emprunter, et soudain, nous nous sommes retrouvées nez à nez. Nez à museau... face à face. Ni l'une ni l'autre nous n'avons bronché. Soufflées . Elle m'a contemplée tout à fait calmement et je n'ai pas osé braq...

D'un amour douloureux

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En ces jours où monte jusqu'à soi l'orage et où les bruits de la rue parlent tout haut, d'une voix solitaire, des fragments d'envie, de luxure, de vulgarité, viennent frapper mon sens de l'ouïe. Je perds peu à peu conscience du fait que je coexiste à tout cela, que je m'avance réellement, entendant mais voyant à peine. Je me sens à l'écart, étranger, incertain. Je me surprends presque à vouloir crier, car je m'enfonce dans un océan. En de tels moments de terreur suprêmement silencieuse, je ne sais plus ce que je suis matériellement, ce que je fais habituellement, ce que d'ordinaire je veux, je sens et je pense. Je me sens perdu pour moi-même, comme hors d'atteinte. Mon aspiration fiévreuse qui veut produire une chose que pour l'instant je ne comprends pas (même si en fait je la comprends, je m'en souviens parfaitement) et que j'appelle la beauté - tout cela ne me paraît même pas digne d'être pensé, mais inutile, ...