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Affichage des articles associés au libellé rester qui on est

Entre nous (142)

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Dimanche 2 novembre 1997 Il m'appelle t ô t le matin (5h) car il a mal au mollet et n'arrive pas à dormir. Je reste à ses c ô t é s et me rendors un peu. Mais revenue dans mon lit vers sept heures, je ne parviens pas à trouver le sommeil et je suis pourtant terriblement fatigu é e. Lev é e à 9h30. J'ai rêvé cette nuit que j'avais avalé l'oiseau alors qu'il voletait autour de moi et que j'avais la bouche ouverte... Repas de dimanche midi avec les parents de François et son neveu. Poulet rôti, riz au jus et vin de Pommard 88 . Ma mère n'est pas venue, alors qu'elle s'était annoncée et je m'en suis sentie déçue, inexplicablement. Après-midi calme. Lecture sur le lit de mon garçon qui n'a pas mal. Je termine le livre de Bobin : triste et paisible. Repassage, pour finir. Le soir je fais cuire des châtaignes que les parents ont apportées. À l'eau, et avec du cidre, pour les manger telles qu'on les dégustait chez moi, o...

Entre nous (132)

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Mercredi 25 juin 1997 La derni è re fois que Serge m'a accompagn é e au Centre en voiture, il s'est fait un lumbago car il s'est "trop press é le matin", pour passer me prendre à onze heures... M ê me pas un faux mouvement, simplement, en sortant de la douche il a voulu regarder dans le miroir de l'armoire de toilette... un grain de beaut é  "probablement irrit é " ? qui sait ?, s'est-il dit, "peut- ê tre même un d é but de cancer"... et hop! ç a a coinc é ... C'est à ce moment qu'il s'est fait mal sans v é ritablement s'en apercevoir, et apr è s il a d û acc é l é rer le mouvement pour arriver en bas de chez moi à l'heure, plut ô t que, comme il aurait fallu, regrette-il de n'avoir pu faire, de s'allonger par terre, bien à plat sur le dos... (ça va être de ma faute...) Le matin, plus que jamais, tout est lent pour lui - laborieux. L'apr è s-midi aussi, remarque, mais le matin, c...

Entre nous (122)

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1er janvier 1997   Repas de famille à midi, à la campagne. Neige. La veille, pour le réveillon, nous avons clos l'ann é e en dansant sur la terrasse avec les filles, et un petit peu aussi le gar ç on, sur de vieux vinyles d'Aretha Franklin et Baden Powell, le feu cr é pitant dans la chemin é e. Mari et grands-parents couch é s,  à peine minuit pass é . J'ai entraper ç u ma silhouette lorsque je dansais, dans le reflet des vitres de la v é randa. Pu voir que mon corps se fait tombant et un peu fatigu é . Ç a commence... Surtout, compar é à celui de mes filles... Je ne peux plus l'exhiber, si tant est que je l'aie jamais fait. Pourtant, ce matin, progressant au soleil dans la neige crissant sous mes pas, je le sentais, ce corps, mieux vivre que jamais encore auparavant je ne l'avais ressenti. Je suivais les traces de biches dans la neige, et j' é tais é tonnamment bien. Jeudi 2 janv.   Un petit rouge-gorge trouv é raide mort, comme...

Entre nous (104)

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Samedi 21 oct. 1995   Un autre rapprochement qui aurait pu être sans préservatif mais il a préféré avec. Why? Seule à la maison l'après-midi (calme). Messages tardifs consultés vers 18h : moi, "reprendre la main", lui, "traversée du désert"(comme chaque week-end...) Soir : je fais des lasagnes et après dîner, plusieurs parties de Taboo avec les enfants (faire deviner un mot à son coéquipier, sans utiliser certains mots, interdits...). Petit à petit, je me dis, je gagne du terrain. Ou bien, c'est encore une illusion. Une nouvelle. Une de plus. J'ai choisi de ne rien demander à personne pour pouvoir ê tre tranquille. Bref. Écrire. Qu'on me laisse écrire. Et pas pour être écrivain. Pour cheminer lentement vers ma propre liberté. Qui n'est pas celle des autres. Pas la même. Depuis toujours, depuis le début, j'ai besoin d'écrire. Pas pour dire de belles choses, pour survivre. Supporter les autres. Me tenir à côté d'eux...