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Affichage des articles associés au libellé le savoir des rêves

en quête d'un nouveau soi

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8- J’ai rêvé, très récemment, d’Andras Eisler, un artiste peintre hongrois arraché à sa famille, à sa culture et à son peuple en raison des "événements"-écrasement (je ne dis pas "à la suite de" car c’était bien après) de "Budapest 56", avec qui j’ai connu mon premier vrai grand amour et cohabité une année, à Paris puis à Poitiers. J’ai raté avec lui quelque chose. Longtemps je m’en suis voulu. Lui, tendre, amoureux, artiste avec un fond chrétien abîmé par un régime odieux, et moi… petite conne marxiste-léniniste de mes deux, en 1 ère année de philo, qui n’avait rien compris… Plus tard – bien plus tard – j’ai tenté de retrouver sa trace en vain. Heureusement, il y a les rêves. Dans celui-ci nous déambulions souvent, son côté "exilé" ressortait beaucoup mais à la différence de ce qui s’était passé dans la vraie vie il y a hyper longtemps, quand j’avais dix-huit ans et lui trente-deux, je le comprenais beaucoup mieux et nous étions très am...

la minceur des résultats

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Comment s'éloigner peu à peu de ce moi qui a toujours craint que la passion se termine, qui redoute le moment où le repas, le feu, la journée et le plaisir ne viennent à finir, et qui essaie de l'éviter? Si l'on se place sous l'angle de l'alternance, alors on peut dire que la croissance suit la déflation et que la pénurie succède à l'abondance. Alors, attendre. La minceur des résultats n'est pas un problème, pas plus qu'une production généreuse n'est la promesse de quoi que ce soit à venir. Le besoin d'"avoir tout, tout de suite" se change en un art plus subtil. On en vient à l'envie de découvrir toutes les facettes d'une relation, de mieux connaître la vie - il s'agit de la vie tout court et non de celle qu'on s'est faite. Bien sûr qu'il existe un temps où l'on fait sa vie, et tout ce qui suit va dépendre de là. On se trouve au commencement, sur le seuil. Et c'est affreusement difficile. Oh! sans d...

Entre nous (166)

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Jeudi 2 avril 1998 Premi è re journ é e au Centre de r éé ducation : le Retour. Je ne sais pas si c'est d û au fait que plusieurs personnes ont lu Mon bel Ilizarov , mais nous y sommes bien mieux accueillis, install é s, et l'on tient compte de notre avis à pr é sent. Il y a aussi - c'est important - que mon enfant ne souffre plus. Donc, lui et moi, nous n'en voulons plus à la terre enti è re... En attendant, il a quand m ê me un emploi du temps tr è s, tr è s charg é , avec beaucoup de kin é , plus l' é cole qu'on lui a remis, et il nous faut toujours à peu pr è s une heure pour rentrer le soir dans les embouteillages. L'ambulancier de notre ville qui est venu aujourd'hui a pris la mesure du probl è me et ne pourra pas nous transporter tous les jours. Il a pass é la main à un coll è gue de Melun. J'esp è re que ç a marchera. À la radio, qu'il a mis au retour dans le VSL, j'apprends que Papon a pris dix ans... Serge va tr...