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Affichage des articles associés au libellé Georges Picard

Écrivains, lieux, époques...

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Littérature. Écrivains. Lieux. Époques. Je lis en ce moment plusieurs livres (Pessoa-Lisbonne 1930, mort en 35 n'a pas connu la 2ème guerre - Alfred Hayes-Los Angeles 1958 et avant, cet été, j'ai lu Gombrowicz-Argentine-Pologne 1953-69 - Stella Gibbons-Londres 1944, son Célibataire , qui se passe sous les bombardements de 43 - Mon Quelqu'un , de Pinget-France 1965, et je viens de finir ce Cher lecteur de G. Picard-France 2017) et, je dois dire, à part le dernier peut-être qui est plus profondément désespéré sous des dehors enjoués et humoristiques, j'ai l'impression que pour chacun de ces écrivains, l'écriture - la littérature traversant des époques et des lieux différents que cette écriture est devenue - est un puissant ressort d'enthousiasme "malgré tout", d'attentes-exigences concernant la vie, même parmi ceux les plus renfrognés ou exilés dans leur solitude d'écrivain. Et les plus désillusionnés. Je me demande si ce n'est...

Chez Pinget et du côté de Pessoa

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Dans Pinget, chez Pinget - comment dire ça - pas un seul guillemet (ouvrant-fermant), pas une seule parenthèse (ouverte et refermée), en tout cas dans son Quelqu'un... J'ai bien cherché, impossible d'en trouver. Aucune subjectivité à mettre dans les parenthèses en vis-à-vis ou en opposition à la "réalité", sacro-sainte vie du dehors de nous, qu'à part soi le narrateur commenterait pour nous et qu'à travers lui l'auteur devrait avoir pour tâche de relater, pour notre distraction. Non, tout, absolument tout, ne relève que d'une subjectivité, incroyablement réelle. Le reste, tout autour, n'est que ce qui la provoque, l'entoure, l'emballe, la crée. Et pas non plus de mots à mettre entre guillemets pour les avancer, les citer avec un certain recul, les souligner ou les placer dans un registre différent où ils feraient sens, celui d'une lecture à plusieurs niveaux où l'on attendrait de nous, avec le narrateur, que nous interprét...

Deux hommes réels

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Dresser la liste (leur nom) des personnes dont j'attends réponse concernant question ayant trait à Dernier amour -le Livre ( mon livre) = son achat, ses ventes, l'envoi pour lecture à des gens qu'il "intéresse", l'ont fait savoir ; prêt, "gracieux"... mais faut en plus leur apporter; don, forcément "gratuit", pour ceux qui ne veulent pas l'acheter (ça, ce sont les journalistes, qui se croient tout permis parce qu'ils signent leur mail avec à côté un numéro de "carte de presse"...). Cette liste, ces noms, à noter, pour un jour m'en souvenir car ils vont vite, très vite, pour moi tomber dans l'oubli le plus complet... Quand, en face du nom, j'écrirai "O", au bout d'un certain temps, c'est que cette personne soit ne m'aura pas répondu, soit elle l'aura fait mais négativement (style : "désolé(e), merci, mais je n'ai pas le temps de lire", "il coûte trop cher...

Ecrire un livre, et après ?

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J'ai relu entièrement et pas à pas, chapitre par chapitre et "calmement" Dernier Amour (tiens, pourquoi ce grand A ? qui n'est pas dans le titre). C'était comme si je le lisais pour la première fois. Étrange. En fait, je sais pourquoi. Je l'ai lu comme si ce n'était pas moi qui l'avais écrit. Je me suis risquée à ça. Une envie. Qui demande une gymnastique du cerveau spéciale. Laisser déjà de côté ces cinq coquilles qui m'agacent, oublier ces quelques phrases disséminées ici ou là qui paraissent profondes et que j'avais pêchées dans mes lectures je ne sais pas où et qui me gênent à présent, me semblent une imposture. Enfin, abandonner la douleur encore cuisante du regret de ce bonheur malheureux passé, que le roman décrit, à petites touches ou à grands traits.  Et puis essayer de voir avec d'autres yeux, un autre regard et une personnalité qui serait différente de la mienne, ce que l'ensemble peut donner. Pas facile... Tout...