En ton nom (ou Non, pas toi)
« La lente découverte de sa propre méthode est, pour le romancier, passionnante, mais il arrive un moment, au milieu de sa vie, où il se rend compte qu’il a perdu le contrôle de sa méthode ; il en est devenu le prisonnier. Alors commence une longue période d’ennui : il lui semble avoir déjà tout fait. La facilité avec laquelle [certains] des écrivains usent de la première personne, cela semblait être un moyen de s’écarter des normes, une méthode que je n’avais encore jamais essayée. La première personne avait toujours offert un avantage technique évident : le point de vue choisi y trouvait une assurance contre toute tentation de s’écarter de la bonne route : « je » ne pouvais qu’observer ce que « j’ » observais. (…) J’ai maintes fois regretté de suivre « je » le long de sa morne route. Je n’avais jamais eu jusqu’alors à surmonter autant d’obstacles pour rendre le récit intéressant. Par exemple, comment parvenir à " varier ...