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Entre nous (135)

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Mercredi 24 septembre 1997   Kin é puis McDo. Fils chez son copain Jules Je n'ai pas pu voir Serge car il emm è ne Brigitte T., sa belle-sœur, sculpteur, chez le ferrailleur de Ville d'Avray pour du mat é riel qu'il doit ensuite transporter dans sa voiture. Au t é l é phone quand il me l'apprend, et pour faire passer ma d é ception, nous parlons du film Les dimanches de Ville d'Avray . À la place, je vais faire des courses avec mon a î n é e (short de boxe et agenda d' é tudiant...) puis th é à la maison avec elle. Je lis une interview de Laurent Terzieff dans le T é l é rama . Je r é sume un peu, mais en substance il y affirme : Je ne m'int é resse pas ... Il dit qu'il pr é f è re ses fr è re et s œ urs. É tonnant qu'il se livre ainsi à des confidences... Ce n'est pas tellement son genre. Serge dit que c'est parce qu'il n'a plus sa m è re pour le retenir. - Tu crois qu'elle l'en emp ê c...

Entre nous (48)

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Vendredi 8 avril 1994   Nation (pour l'assurance santé) Bords de Marne (les adieux avant vacances sont froids) Je cherche un livre. Je cherche un livre dans les librairies sans pouvoir décider lequel prendre. Je lis des pages au hasard, dans chacun d'eux. Je n'aime pas cet état dans lequel cela me met. De chercher sans savoir. De ne pas avoir au moins une petite idée de ce que je veux, de ce que je voulais, en entrant dans la librairie. Je farfouille à l'intérieur des pages, puis repose le livre, amicalement. Oui, c'est bien, quel mérite! toutes ces lignes, ces jolies phrases bien tournées, quel travail ! Quelle constance ! Toutes ces heures d'écriture alignées, serrées frileusement à l'intérieur des pages... Mais dis-moi, ça ne manque pas un peu d'air ? Ça ne serait pas quelque peu étouffant ? Je n'espère pas que ce que j'écris devienne un jour comme ça, se retrouve ici... Relégué aux tables d'exposition des libraires, offert aux m...

Ceci est un conte

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J'ai dû expliquer à quelqu'un qui a lu un chapitre (et un seul, apparemment) de Dernier amour et qui m'en veut d'avoir "étalé au grand jour" pensant s'être reconnu dans un des personnages extrêmement secondaire du roman, un élément autobiographique (cela fait toujours ça quand un texte devient livre, alors que la parole partout essaimée en dépit du bon sens ne gêne personne) que toujours, on mêle, lorsqu'on écrit, des éléments de vie réelle à d'autres (ré-expliquer en fait, on ne fait que ça !) et que la "discrétion" que cette personne m'avait demandée (je n'aime pas qu'on me confie "un secret"), il y a plus d'un an à présent, elle l'avait eue. Je n'ai parlé de rien, à personne. J'ai écrit.  Pour tout lecteur-lectrice, il faudrait bien apprendre à faire la différence entre la vie réelle et la littérature. Je m'étonne toujours d'avoir à ré-expliquer cela, qui semble pourtant limpide. ...

La lente analyse

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Jusqu'à présent (mais cette ressource en moi pourrait se tarir un jour) il n'y a rien que je ne puisse guérir par une (bonne) lecture. [cette phrase, sortie direct comme derrière de mes yeux au moment où je baissais les paupières, car ils me picotaient]. Soudain - et j'aurais aimé plutôt m'endormir quelques instants - je me suis mise à penser aux choses que, par-dessus tout, je ne voudrais pas qu'il m'arrive, et à en dresser la liste, par ordre d'importance. Je ne voudrais pas - surtout pas ! - perdre la vue. L'ouïe, à la rigueur... à part pour la musique... mais dans la rue, ce serait un avantage de ne plus entendre ce bruit, ce brouhaha, ces crissements, ces cris constants qui me font comme tournoyer sur moi-même, par moments totalement perdue, et me donnent rapidement envie de rentrer. Quelque part ou chez moi. Mais si je n'entendais plus, je n'écouterais plus non plus chanter les oiseaux. Ce silence-là me ferait drôle. Et m'...

Le beau papier

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50 feuilles A4, papier japonais amanuro naturel (les meilleurs papiers sont japonais ou népalais ou persans, qu'on se le dise et que je le dise, ici), prix 55€ : ce que je me suis offert, dans un magasin du Bd Voltaire, Paris 11ème (au 197, pour être vraiment précise), deux toutes jeunes femmes, l'une aux bras aimablement tatoués de partout, pour chercher avec toi (sans s'impatienter) le "bon", celui où il sera plaisant d'écrire en restant proche mais pas trop, de mon ancien (papier), pour que je ne sois pas dépaysée. (certaines personnes me disent esclave des mots... j'espère pas, des "bons mots"... et d'autres que j'abuse, depuis quelques mois, des parenthèses... Cette critique-là est plus judicieuse, car c'est vrai, j'en abuse, ne fermez pas tout de suite celle-ci, pour la raison qu'"en ligne" parfois, en certains lieux, l' italique  n'est pas permis ce qui du coup me force à user et abuser des gui...

Deux hommes réels

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Dresser la liste (leur nom) des personnes dont j'attends réponse concernant question ayant trait à Dernier amour -le Livre ( mon livre) = son achat, ses ventes, l'envoi pour lecture à des gens qu'il "intéresse", l'ont fait savoir ; prêt, "gracieux"... mais faut en plus leur apporter; don, forcément "gratuit", pour ceux qui ne veulent pas l'acheter (ça, ce sont les journalistes, qui se croient tout permis parce qu'ils signent leur mail avec à côté un numéro de "carte de presse"...). Cette liste, ces noms, à noter, pour un jour m'en souvenir car ils vont vite, très vite, pour moi tomber dans l'oubli le plus complet... Quand, en face du nom, j'écrirai "O", au bout d'un certain temps, c'est que cette personne soit ne m'aura pas répondu, soit elle l'aura fait mais négativement (style : "désolé(e), merci, mais je n'ai pas le temps de lire", "il coûte trop cher...

Le gros-gros livre, Le Dossier M

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J'en passe, et des meilleures (oui, passeke, là, pour ceux qui ne l'auraient pas (encore) lu, c'est la suite de mon billet d'hier, la fin, intitulée Parenthèse ).  Mais je m'arrête car je ne veux pas pratiquer le "giclage" de tout ce qui "sort" - à chaque page - comme le fait le "au demeurant excellent" auteur, Bouillier Gustave (ah non, pardon, Grégoire) dans son épais et amusant livre "Le Dossier M". Je veux dire tout ça, le giclage permanent... (et des fois à le lire c'est l'impression qui en ressort) pour, des pages, en remplir des milliers... Dans un style alerte, certes, mais à la 127ème (de page), "Partie III" (ah bon, déjà ? J'ai "fait" deux parties alors sans me rendre compte de rien... mais qu'est-ce qu'il s'est passé, au juste, avant ? = aucun souvenir, à part peut-être le suicide de Julien, dont l'auteur nous rebat les oreilles depuis 127 pages, même que j...