Extrêmement beau
Puisque mon manuscrit nouveau et nouvellement (et ardemment) corrigé a été remis hier en de bonnes mains (parution en sept.) et puisque je n'ai plus rien à faire jusqu'à mardi prochain en ce vend.14 juillet à part nourrir deux félins et sustenter 9 oiseaux... et qu'internet est revenu (ouf!), je me suis mise à lire Robert Pinget. Tiens, pourquoi pas. Cela s'est fait par le plus grand des hasards, d'ailleurs ; en passant devant une boutique d'objets "rétro", sur le trottoir j'ai fouiné dans le bac à livres soldés et suis tombée sur un beau titre : QUELQU'UN... L'ai pris en main, l'ai échappé, paf !, de justesse pas sur une crotte de chien, y'en a plein à Montreuil, déjà il était un peu crado, ça n'a pas arrangé les choses... Alors je me suis dit que je devais l'acheter. J'étais obligée. Une histoire commençait entre nous, pour 3€... et le passage d'un produit dessus, fantastique ("Toy Sanitizer"... trop forts ces Anglais, en "sanitary") qui lui a rendu un aspect "comme neuf" alors qu'il est paru en 1965 et a dû depuis traîner dans nombre d'étagères à livres, sur des lits, qu'a-t-il vu ?..., par terre, dans des cartons, des greniers et même des caves car il était un peu auréolé sur les bords d'humidité... Mon traitement a réussi (Merci les Nouveaux Robinsons !) et je peux entamer ma rencontre avec lui, sans le prendre le soir dans mon lit... avec des pincettes... ou des gants.
Bon, mais l'auteur, me direz-vous. Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà :
Robert Pinget par lui-même. (il y tenait à se définir lui-même)
« Né à Genève en 1919. [comme mon daddy]
Enfance magnifique en famille. [pas comme my daddy, orphelin]
Études classiques au collège, puis études de droit jusqu'au brevet d'avocat.
Mobilisé en 39-45. [comme mon daddy]
Installé à Paris en 1946.
Y travaille d'abord la peinture, puis reprend définitivement la littérature.
Première publication d'Entre Fantoine et Agapa en 1951, suivie de nombreux romans, pièces de théâtre et de radio. Liste exhaustive page 4 du roman L'Ennemi, 1987, publié à Minuit comme tous ses autres livres.
A fait beaucoup de voyages, de conférences et de lectures dans les universités de quatre continents.
En 1966, tout en gardant sa nationalité genevoise, a repris la nationalité française de son grand-père maternel et de son arrière-grand-père paternel.
A bénéficié d'une place d'honneur au Festival d'Avignon 1987 et du Prix national des Lettres la même année.
Travaille aujourd'hui de préférence en Touraine. »
(Notice rédigée en 1988). Mort à Tours, en 1997. [mon papa en 2011]
[en plus, ça je savais pas, il était extrêmement beau...]

Commentaires
Enregistrer un commentaire