attention, les filles !
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La première fois que je suis tombée enceinte,
j’avais 19 ans. Depuis deux années j’avais une vie sexuelle assez mouvementée
et en même temps très simple puisque j’enchaînais les relations sans m’attacher
plus longtemps que quelques semaines ou mois… Sauf à deux reprises, qui se sont
succédé, où je me suis vue rester un peu plus longtemps. Et je n’avais jamais
eu d’orgasme, pour ce que je pouvais en juger d’après livres et films qui
exagéraient à l’époque considérablement les choses pour éviter d’informer. Dans
les années 70, à peine ou mal "libérées", nous, les jeunes filles et
femmes, on ne parlait pas de ça… parce qu’on ne nous avait jamais parlé de ça, et dans aucun milieu… C’était à peu
près partout pareil. Chez les cathos, les communistes, les couches aisées de la
population, la classe ouvrière, les enseignants, les gens d’une société dite
cultivée "plus que la moyenne", le monde de la politique, les
artistes, les employés de bureau, rien ne se disait à ce sujet-là… Rien ne
sortait. Chacun s’arrangeait comme il pouvait,
s’informait à sa façon qui lui était propre et avec le sentiment
toujours (pour les femmes) et la crainte plus vive (pour les hommes) de se
montrer par trop curieuse / ou "dérangé" – voire obsédés… Oui, c’était le mot qui dominait et hantait le grand
nombre. Après ce fut pire – après 80.
La boîte, à peine ouverte, fut refermée aussitôt, et je dirais qu’on en est
toujours là un peu, malgré des singeries non approfondies, quant à la manière
qu’ont les femmes de se prêter à une plus grande exposition et traitement de
leurs problèmes, tendances et façons de poursuivre la route, d’une toute petite
« libération », celle de 1968 et des années suivantes, entraperçue
alors… Wilhem Reich, autrichien, décédé en 1957, médecin et psychanalyste,
disait à propos des avortements : « On ne mendie pas pour un juste
droit, on se bat pour lui ».
Donc, pour moi, pas d’orgasme, et plein de
petits copains, qui, comme nous, n’en savaient
pas plus… Ne connaissaient rien. Personnellement, le sexe ne me motivait pas
spécialement et je ne voyais pas grand intérêt à me retrouver coincée dans les
bras d’un homme (l’époque où "les garçons" deviennent "hommes" =
pas tellement drôle pour les filles) une fois passé le temps de la conquête
qui, elle, au contraire m’amusait beaucoup. C’est sans doute la raison ou une
des raisons pour laquelle quand je fus enceinte, je tombai des nues, vu la
manière dont s’était déroulée la deuxième (troisième ?) rencontre chez lui,
avec un grand crétin de fils à papa qui conduisait, comme s’y tenant tout
entier allongé au fond, un "bolide", une Maserati décapotable rouge,
dans laquelle il m’avait emmenée passer une journée à Dieppe (mais ce n’est pas
ce jour-là que nous avions couché). Je l’avais vu pour la première fois alors
qu’il était invité, comme nous, ma sœur, mon frère, ma mère (!) et moi-même chez
les jeunes voisins de palier de celle-ci, à venir mater un film porno (interminable
et comme de juste ridicule) dont le couple avait obtenu par la bande la
video-cassette. Un petit pot, comme pour le ciné-club, autour du poste tv était
organisé, modestement dressé sur la table (l’ancêtre de la "fête des
voisins"). Je me demandais ce que je fichais là. Je n’étais pas très bien
alors. Je traversais une mauvaise passe. Je me souviens que j’en voulais à ma
mère (surtout) mais aussi à mon frère, sur lequel j’aurais cru pouvoir compter un
peu plus, de m’avoir traînée ici ("ça te distraira", avait-elle dit, "ils
sont gentils ces gens et me rendent de nombreux services"). Le gars plus
tard – se prénommait Denis – avait
cherché à me revoir, par l’intermédiaire de ma mère car je n’habitais plus chez
elle. Plusieurs sorties à Paris, où il habitait comme moi, eurent lieu et
l’affaire était dans la poche pour lui tellement je n’avais d’intérêt à rien,
traînant mon spleen partout avec moi, et celles-ci, le plus souvent se
transformaient en de terribles crises d’angoisse qui m'assaillaient violemment, me laissant d’un coup sur le carreau, totalement submergée par
l’envie de disparaître... Et ces crises de plus ou moins longue durée pouvaient
se produire à n’importe quel moment. Sans s’annoncer ni prévenir. Je ne sentais
rien venir. Et je ne sentais ni n’éprouvais rien non plus quand nous
pratiquions l’acte. Il était plutôt doux mais non investi, il donnait
l’impression d’avoir rendu les armes, ça se voyait à son langage corporel (ou
plutôt à son "non-langage", justement), pas grand-chose ou si peu parlait en lui et il faisait l’amour
comme on prend le café, mais en position allongée – la seule différence. Il
était très grand et mince, presque ce que l’on est tenté d’appeler
« dégingandé », il boitait suite à un accident de la route et bien
qu’assez beau de visage il paraissait mou, recroquevillé sur lui-même et posséder
un intérieur mental disons assez peu encombré. N’étant pas attirée d’une
quelconque manière par les mecs speedés, aux jambes, aux mains, aux bras et à
l’allure sans cesse agités, j’aimais bien son calme permanent, que je trouvais
reposant, quoi que je fasse ou dise, même s’il manquait (et beaucoup) de
tension et de vivacité. Pas d’inquiétudes particulières à avoir, avec lui, je
pensais. On ne débattait jamais sur
rien, ne faisions aucun commentaire sur l’un de nous ni ne parlions à l’autre
de nous-même.
Il avait tout pour lui. À l’époque, ça
voulait dire "la vie facile", Papa derrière, un grand garage qui
marchait bien et qu’il allait « reprendre » tôt ou tard, l’élégance
physique et la douceur de ceux qui n’ont pas à se battre – sauf peut-être
contre son léger handicap à la jambe mais cela ne se percevait guère et il n’en
disait mot, simplement il traînait la guibole gauche avec nonchalance, comme
tout le reste de lui-même ; il possédait une belle voiture avec laquelle
il pouvait sans conteste plaire aux filles, et malgré tout s’ennuyait dans la
vie. Totalement désinvesti (ou alors "distrait", cela se peut tout
aussi bien) il faisait la chose comme un lapin (pire je crois, après avoir
observé les lapins) mais sans brutalité non plus, le seul aspect positif. Ça ne
durait pas et on n’en reparlait jamais ensuite. Je me rhabillais, une bise, et
je rentrais chez moi (jamais je ne restais dormir chez lui, quelque chose me
poussait hors des lieux), rue des Boulets, dans cet hôtel meublé pourri,
malodorant et bruyant où je louais une chambre pour quelques billets mensuels à
donner de la main à la main à la logeuse. (Très dostoïevskien…) S’il était
tard, il me reconduisait à fond de train d’un coup d’aile de la Maserati, nous
n’habitions pas très loin l’un de l’autre. Toujours je traînais cette
indéracinable tristesse dont je n’arrivais pas à me débarrasser. Par quel
moyen ? Existait-il un moyen ?
Ce soir-là, je me souviens (m’extrayant de la
Maserati rangée sans couper moteur face au café du Canon de la Nation, en "claquant
doucement" la portière à sa demande,) m’être dit que je ne le reverrai
probablement jamais ou peut être une fois encore si entre-temps je n’avais pas
trouvé mieux… Malgré mon grand
désarroi interne, coutumier à cette époque, je suis toujours restée un minimum
lucide…
Sauf là. Lors de cette deuxième ou troisième
entrevue chez lui, je m’étais dans la soirée rendue dans sa salle de bains,
déclarant que j’allais mettre mon diaphragme, et alors que j’étais en train de
plier les genoux légèrement, jambes écartées et culotte baissée pour le faire,
je m’étais ravisée, je ne sais pourquoi… (quel élément à ma place avait bien pu
prendre les commandes), et, en définitive, ce truc en matière "jaunasse"
caoutchoutée comme les tétines des biberons d’alors (tout se tient dans
l’univers industriel de la « conception-reproduction »), en forme de
huit quand on le pinçait entre le pouce et l’index pour qu’il s’introduise en
filant, par l’effet propulseur de son ressort soudain relâché, telle une fusée en
vous y épouser la forme du fond de votre vagin afin d’y chapeauter l’entrée de
l’utérus, j’avais sciemment décidé de ne
pas le glisser en moi… Vite, sans réfléchir plus (sans aucunement réfléchir), remonter culotte, remettre l’ustensile
anti-bébés dans sa boîte ronde en plastique couleur crème… et en avant ! retourne – folle
inconsciente – auprès du grand Peter Rabbit… en train de boire alors une bière
à la bouteille (je me souviens de ça – curieux
– près de quarante années plus tard…)
J’étais tout à fait consciente de ce que
j’étais en train de faire. Ou ne pas faire bien.
Comme il se devait. Comme il aurait indéniablement fallu faire. Aller au
contraire au devant des ennuis, et ceux qui sont graves… Pas de la rigolade.
Consciente aussi du défi au corps et à la biologie (humaine et animale) que cela
représentait. Du risque également que je prenais, car je me trouvais (enfin mon
organisme) en plein milieu de "cycle", et des glaires provoquées par
l’ovulation s’étiraient à la manière du blanc d’œuf (destinées à transporter le
sperme, si jamais elles en croisaient) et formaient en s’agglutinant entre
elles de longs filaments soyeux et un peu visqueux, à la naissance de mes
lèvres du bas. J’étais consciente d’absolument tout (= ce qui allait se produire). C’était gagné d’avance.
Et pourtant, un mois plus tard, je fus
énormément surprise d’être enceinte. Moi, enceinte.
Cela étrangement me donnait un sentiment de puissance et de maîtrise, comme un
véritable pouvoir sur mon corps que je n’avais encore jamais ressenti (je le "commandais",
eh oui !), et presque celui de "contrôle", alors que c’est l’inverse
que cela aurait dû produire… Pressentir un état de grande faiblesse. Mais je
n’en avais pas les moyens.
Contrôle,
contrôle de quoi, sur qui ? Catastrophe !,
oui, plutôt… Ça devait finir par arriver. Si jeune, n’ayant pas fini mes
études, où allais-je ? Dans quelle merde je m’étais encore fourrée ?
Ce n’était aucunement d’un désir précoce d’enfant dont il s’agissait. Je n’en
avais rien à faire. Des enfants, il y en avait partout autour de moi et je
savais pertinemment de quoi il retourne quand on les a… Non, plutôt je me disais que si baiser était si peu intéressant
et n’apportait pas plus de plaisir que ça, pourquoi alors ne pas donner à
l’acte un sens (qui sait, pour plus
tard au moins) qui renverrait à une véritable et inévitable (sans doute)
tendresse, malgré tout… je veux dire
par rapport à l’enfant né, pas par rapport à l’homme avec qui il aurait été
conçu sans même qu’il le sache. Mais voilà, cet embryon d’enfant à peine
imaginé mais pourtant sciemment « entrepris », il m’a fallu le faire
passer. Et ça aussi, c’était "sans sentiment" aucun.
Dans la clinique où en douce (et en payant
cash, lui remettant en main propre une enveloppe contenant quelques liasses de
billets difficilement récoltés) le chirurgien bronzé à col roulé blanc et
souriant (qui revenait du ski – nous étions en février –) devait effectuer une
manutention adaptée pour retirer de mon intérieur ce devenir indésirable qui
avait entrepris avec mon aide efficace bien que non tout à fait volontaire d’y
séjourner et qui, indésirable, l’était pas plus mais pas moins non plus que
l’étendue soudain entachée et noircie de mon avenir ne me semblait l’être…,
l’infirmier face auquel je me trouvais dans l’ascenseur montant au bloc et qui
avait pour mission de m’y conduire, nue sous une chasuble transparente, me dit : Vous ressemblez comme ça à un petit poussin perdu… dans cette chemise
jaune bien trop grande pour vous…(gentil et triste sourire) Et ce fut tout.
Après, aucune parole ne fut échangée. Avant, durant, ni suite à l’intervention…
Avant qu’il ne m’"endorme" je lui avais pourtant demandé quelle
méthode il utilisait, la classique qui consistait par dilatation du col de l’utérus à introduire
une curette métallique pour évacuer l’embryon ou celle dite de « l’aspiration »
(méthode Karman) à l’aide d’une canule en caoutchouc… Alors laquelle ? j’aimerais savoir… Il n’avait pas daigné
répondre. J’étais arrivée par il ne savait quel canal et ne voulait pas savoir,
entre ses mains et ses instruments, et il n’avait rien à me dire. Clandestinité
oblige… Retour un couple d’heures plus tard à ma piaule pleine de cafards qui
couraient la nuit (et parfois le jour, oui, tiens, justement il y en avait un, qui
m’attendait on aurait dit) sur l’évier, rue des Boulets-Montreuil, depuis la
clinique privée de Saint-Cloud jusqu’à Nation, en métro, trajet durant lequel,
debout en pleine heure de pointe, je sentais de gros « paquets »
caillots sanguins tomber – floc-floc – dans ma culotte pourtant bien inutilement
chargée et équipée de compresses épaisses qu’on m’avait remises et demandé d’"installer"
moi-même entre mes jambes, complètement flagada alors à cette heure, lorsqu’on m’avait
virée, endormie et pantelante, encore à moitié sous anesthésie et le bas-ventre
en compote, de la chambre d’"hôtel"
que j’avais pourtant dûment réglée pour une durée qui devait être prolongée, à
l’aide de 10 billets de 100, comme exigé…
Au suivant ! À la suivante, plus exactement… Pas le temps de s’éterniser. Faut laisser
la place.
Nous devions payer très cher, nous, les
filles, nos « absences », inconséquence et légèreté impardonnables,
d’un tout petit moment à frétiller…
C’en était fini. (pour l’instant, car deux mois plus tard je dus être hospitalisée en
urgence, « le curetage » ayant été pratiqué… "par un
boucher ? ", m’y demanda, outré, le gynécologue de l’hôpital
universitaire où j’avais dû me rendre, pour une sciatique aiguë…) Qu’on m’accorde
de revenir sur le sujet d’un point de vue politique, sociologique et au niveau
de celui du combat des femmes pour le respect de leur corps : Quand un « curetage »
est pratiqué, il y a toujours des risques de perforation immédiate si l’opération
n’est pas médicalement correctement menée mais aussi, plus souvent, des béances
du col causées par la dilatation instrumentale forcée. Dans mon cas, il s’agissait
plutôt d’un curetage très, très mal fait
qui avait laissé, durant les trois mois faisant suite, sur toute la paroi de mon
utérus des "débris" de fœtus et de ce qui l’entoure le tapissant
comme en souvenir, qui peu à peu s’étaient infectés provoquant des douleurs
lombaires de type sciatique – il m’arrivait de m’affaisser sur moi-même en
pleine rue, me sentant plier, alors que j’étais debout en train de marcher, inexorablement
et lentement les genoux… et ces dépôts laissés indésirables avaient provoqué un
kyste ovarien, de la taille, m’avait dit le gynécologue-obstétricien, d’une
mandarine… Entre la mandarine et l’orange,
avait-il même précisé… « Voyez-vous, continuait-il d’un air affligé, si
vous n’aviez pas souffert, notamment du dos, et plusieurs mois après, à cause
de cette interruption de grossesse pratiquée en dépit du bons sens qui vous a obligée
à consulter un médecin de votre mutuelle étudiante qui, elle, vous a
heureusement dirigée vers nous, eh bien, je vous le dis, ma pauvre petite, vous
auriez très bien pu y laisser « à vie » votre santé et perdre un de
vos ovaires, sans compter que vous auriez probablement eu à faire une croix définitive sur la possibilité
d’être mère un jour…
Tant que les avortements se passaient dans le
secret et l’illégalité honteuse pour les femmes et celles et ceux qui les
pratiquaient, et que celles (nous étions nombreuses !) qui y avaient
recours pouvaient voir sans que personne
ne le sache leur vie et leur santé menacées ou bien allaient devoir dire
adieu, quand elles le découvriraient bien plus tard, à la maternité, le pouvoir
pouvait encore s’octroyer à lui-même la permission de fermer les yeux sur de
telles pratiques illégales et dangereuses. Mais à partir du moment où tout le
monde savait et que l’opinion
publique commençait de faire pression (1972-73) a émergé l’urgence d’une loi
pour encadrer ces pratiques tout en les sécurisant pour éviter à l’avenir d’encore
trop importants dégâts et ravages… Le gouvernement d’alors, récemment élu,
celui de Giscard d’Estaing, devait rétablir l’ordre. La loi Veil fut promulguée
le 17 janvier 1975 mais il aura fallu plusieurs années afin qu’elle soit
réellement appliquée. Le temps, encore, de nombreux avortements catastrophiques…
Sous l’égide de cette loi demeuraient néanmoins de nombreuses questions qui n’étaient
toujours pas réglées : les femmes n’étaient pas remboursées pour l’acte
médical pratiqué – pour les mineures une autorisation parentale était
absolument exigée – les étrangères n’y avaient pas droit – et (phénomène curieux
et sociologiquement et humainement irresponsable) il y avait obligation d’avoir
à signer un document disant que nous nous trouvions "en situation de
détresse", ce qui en soi était difficile à admettre et très culpabilisant :
une fois encore, pour en être arrivée là,
c’est la femme qui devait être condamnée-stigmatisée et qu’il fallait, en ce
but, réprimander d’un accompagnement glacial et culpabilisant à l’extrême…
De l’avortement pratiqué, celui sur moi, à part
de violentes douleurs au bas-ventre qui m’obligeaient à me tenir au retour de
la clinique plus fermement à la barre du métro, ne me restait que la sensation
irréelle que de longs filaments sanguinolents dégoulinaient le long de mes
cuisses puis de mes jambes jusqu’aux pieds, plus, une question, qui me taraudait
et qui essayait de se frayer chemin mais dont je savais pertinemment qu’elle ne
trouverait jamais réponse, l’objet de celle-ci ayant terminé sa brève existence
dans un « haricot » d’hôpital : Était-il, cet embryon rejeté,
dont je n’avais pas finalement voulu, promis à être fille, ou garçon ? Quel intérêt
de le savoir ? Et une conviction venait m'interpeller continûment :
franchement, vraiment, je ne baiserai plus jamais de ma vie ! Pour ce que
ça vous apporte…
Mais plus loin encore, s’infiltrant
lentement, sentir la joie et le venin qui allaient ensemble, sur la durée,
devoir nourrir toute une existence dite « normale »… Celle de toute
femme, à laquelle malgré moi, comme nous le sommes toutes, je me sentais
destinée. Le destin n’est-ce pas tenter de vouloir donner sens au hasard ?
Cesser alors d’attendre en vain ce qui
n’existe pas.
« Avortement », c’est fait.
Quelle sera la suite ? Je n’éprouvais
rien. Rien, à part et pour la première fois, une entière liberté d’esprit qui
ne me quitterait plus désormais.

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